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Seules ou en petits groupes, hiver comme été, elles arpentent les rues de la ville à la recherche de clients. Leur métier, la prostitution. Leur lieu de travail, le trottoir. Avec ironie ou fatalisme, on se plaît à dire que la prostitution est le plus vieux métier du monde. Mais derrière cette image se cachent des femmes et des jeunes filles qui, par détresse ou par nécessité, sont confinées dans un monde clandestin où les sarcasmes et la répression sont sans doute les moindres maux.

Qui n’a jamais été choqué à la seule vue d’une jeune fille courtement vêtue, postée sans gêne et sans équivoque au coin d’une rue? Qui n’a jamais ridiculisé ces femmes, traitées sans réserve de putains, de traînées, de filles publiques? Qui n’a jamais souhaité, même secrètement, que l’on nettoie les rues de leur présence indésirable? Johanne a passé six ans de sa vie dans la rue. A peine âgée de 18 ans, elle commence à danser nue, suivant les bons conseils de son chum du moment. Puis elle goûte à la drogue avant d’amorcer comme elle le dit elle-même, « sa descente aux enfers ». Devant les regards méprisants des hommes et des femmes qu’elle croise, elle n’a qu’une envie : hurler. « J’aurais voulu crier au monde entier : Non j’suis pas une chienne une salope, une truie! » Parce qu’elle heurte certaines valeurs, la prostitution se voit condamnée sous des motifs d’ordre légal, politique et moral. Pourtant la violence, les problèmes économiques, de drogue et de santé qu’elle implique échappent, eux, à toute loi.

Un choix par défaut

Le visage de la prostitution est aujourd’hui bien loin du modèle stéréotypé. Sans jupe de cuir ni longue chevelure blonde, de plus en plus de jeunes en fugue, de femmes chefs de famille qui n’arrivent pas à boucler leur budget, se retrouvent sur le trottoir. « T’es sur l’aide sociale, t’arrives pas à habiller ton enfant pour l’hiver, tu vas faire une couple de clients », explique Sylvie Boucher, criminologue. Puis peu à peu, ce moyen de dépannage devient la principale source de subsistance. « C’est juste une question économique : tu fais de l’argent vite, à tes risques et périls, avec les moyens que tu as, des moyens de survie », précise Lise Lebrun qui, par ses fonctions à l’Archevêché de Montréal, côtoie chaque jour des gens qui vivent dans la rue. « Il faut défaire cette image de la fille qui se ramasse un compte en banque et qui va se retirer à 30 ans… C’est une question de survie, c’est pas pour l’appât du gain » insiste Isabelle Landry, intervenante à Passages, une maison d’hébergement de Montréal pour jeunes prostituées. Et si certaines arrivent à faire plus d’argent, elles le dépensent tout aussi rapidement. La drogue, qui s’impose sournoisement, draine en grande partie les fruits de leur travail. Sans compter celles qui doivent donner, en tout ou en partie, leur argent à leur souteneur.

Qu’elle soit voulue ou contrainte, la prostitution reste donc avant tout motivée par des impératifs économiques, « un choix, par absence de choix », de dire Sylvie Boucher.

La cible : la fille qu’on voit

La plupart des grandes villes du monde ont un quartier, ou à tout le moins quelques rues, occupées par les prostituées. Tolérant ou répressif, chaque gouvernement se donne des moyens, à la mesure de sa perception du phénomène, de le camoufler de l’enrayer ou de lui substituer des solutions de rechange.

Au Canada, la prostitution en soi n’est pas illégale, mais les activités connexes, comme la communication à des fins de prostitution ou la tenue de maisons de débauche, le sont. Jusqu’en 1985, la sollicitation dans un endroit public était régie par l’article 195. 1 du Code criminel tel qu’il avait été adopté en 1972. Contestées devant les tribunaux, les dispositions de l’article 195. 1 sont devenues presque inapplicables : par le fait même, la prostitution de rue a connu, au début des années 80, un essor important au pays. En décembre 1985, le Parlement fédéral a adopté la loi C-49 pour modifier l’article 195. 1 et ainsi définir, de façon plus rigoureuse, l’infraction liée à la sollicitation à des fins de prostitution. Depuis, toute personne qui entrave la circulation, tente de communiquer avec quelqu’un dans un endroit public dans le but de se livrer à la prostitution ou d’obtenir des services sexuels d’une personne qui s’y livre se rend coupable d’une infraction. Ce qu’il y a de nouveau dans l’article 195. 1, (devenu l’article 213 en 1989) c’est que les clients qui sollicitent les prostituées sont désormais clairement visés par la loi.

Dans le vaste univers du commerce sexuel, où l’on emprunte aussi des voies plus discrètes et mieux organisées que le trottoir, celles qui font la rue demeurent à la fois les plus visibles et les plus réprimées. « C’est la fille qu’on voit c’est elle la méchante, c’est elle qu’on veut chasser » , souligne Francine Dorval, travailleuse de rue à Passages.

Robert Gemme, professeur et chercheur au département de sexologie de l’Université du Québec à Montréal, a participé à une évaluation périodique des effets de la loi C-49 : « Il y a à peu près le même nombre de filles qu’avant dans la rue. Mais il y a beaucoup plus d’arrestations, parce que la loi donne plus de prise; on les arrête pour communication. » Au début des années 80, en raison du vide juridique d’alors, on rapportait à peine une vingtaine d’infractions par année sur l’île de Montréal. Depuis, on y dénombre environ 1000 arrestations de prostituées par an (une même personne pouvant être arrêtée plusieurs fois). Le nombre de clients arrêtés a nécessairement augmenté aussi. Et même si les policiers disent s’efforcer de maintenir un certain équilibre dans le nombre d’arrestations, des écarts subsistent : de janvier à novembre 1992, sur l’île de Montréal, 1088 accusations pour sollicitation ont été portées contre des femmes comparativement à 732 accusations contre des clients.

Les policiers utilisent divers stratagèmes pour mettre la main au collet des prostituées et de leurs clients. Lors de patrouilles, les agents suivent la prostituée et son client jusqu’à ce que « la passe » ait lieu, généralement dans une voiture. Troublé d’avoir été pris en flagrant délit, le client avoue qu’il y a eu sollicitation : les deux personnes sont alors arrêtées. Quelques fois par année, les policiers mènent également des opérations pour nettoyer certains quartiers chauds. Ces « grands ménages » permettent l’arrestation, en une seule soirée, de plusieurs prostituées et clients.

Mais la majorité des prostituées se font épingler après être tombées dans le piège tendu par des policiers qui jouent le rôle des clients : des « agents doubles », habillés en civils, attendent qu’elles leur offrent des services sexuels, puis les arrêtent. Cette méthode, pour le moins discutable, est à l’origine d’environ 95% des arrestations pour sollicitation effectuées dans les rues de Montréal. De l’avis de Robert Gemme, c’est simplement le manque de femmes policières qui explique l’écart entre le nombre de prostituées et de clients arrêtés. « Il y a plus d’arrestations de filles parce qu’il y a plus d’hommes policiers, et moins de policières. De plus, parmi elles, toutes ne sont pas intéressées à se déguiser, puis à accepter l’attitude et le langage des prostituées. » En somme, constate Sylvie Boucher, « il y a toutes sortes de façons d’arrêter ces femmes-là, mais le but ce n’est pas d’enrayer la prostitution, mais d’éliminer les prostituées ».

Par ailleurs, les peines encourues demeurent semblables lors d’une première offense : les prostituées, tout comme leurs clients, se voient infliger des amendes qui varient entre 250 $ et 300 $. Les amendes n’ont toutefois pas chez une prostituée le même effet dissuasif que chez un client. Une seconde arrestation en six mois vaut à l’un ou à l’autre d’être incarcéré pour la nuit : cette seule mesure refroidit les ardeurs de celui qui aurait du mal à justifier son absence à la maison. Parce qu’elles récidivent, omettent de se présenter à la cour, ou tardent à payer les amendes imposées, les prostituées se retrouvent quant à elles avec un lourd dossier judiciaire : et les plus récalcitrantes écopent, en bout de ligne, de peines d’emprisonnement.

Les policiers ont aussi à l’œil ce qu’il convient d’appeler des maisons de débauche. Souvent logées à l’enseigne des « studios de massage », ces maisons sont directement visées par les opérations policières. En novembre dernier, la Sûreté du Québec a également frappé un grand coup à la grandeur du Québec, contre des bars de danseuses qui offraient des services sexuels à l’étage ou dans des isoloirs aménagés dans la salle de spectacle. Quant aux agences d’escorte et autres services pour le moins explicites, qui foisonnent dans les annonces classées, ils ont le champ libre. Il faut tisser un large filet-écoute électronique, filature, observations répétées-pour n’attraper souvent qu’une personne. De l’avis du sergent-détective Gaétan Villeneuve, de l’Escouade de la moralité de la police de la CUM, ce ne sont pas, de toute façon, les agences d’escorte qui troublent la moralité publique. « Ce n’est pas comme une maison de débauche où le va-et-vient des clients dérange l’entourage… Ce n’est pas comme une prostituée de rue qui s’en va dans un parking, là où des enfants ou des adultes peuvent circuler et voir ce qui se passe dans l’auto. »

Les proxénètes, eux aussi, se tirent bien d’affaire. La preuve qu’ils vivent des fruits de la prostitution est difficile à établir, et les policiers se disent incapables de les incriminer sans le témoignage des prostituées à leur emploi. « Les dénonciations des prostituées sont primordiales, parce que souvent le pimp n’est pas dans les parages, il n’est pas identifié… Et celles qui dénoncent leur proxénète courent après le danger », explique le lieutenant-détective François Bigras, de la police de la CUM. De janvier à décembre 1992, seulement quatre accusations pour proxénétisme ont été portées à Montréal.

Le chat et la souris

S’ils ont permis d’augmenter le nombre d’arrestations, les changements législatifs n’ont pas réussi à chasser les prostituées de la rue. Ils ont par contre contribué à criminaliser leur métier et à les isoler davantage. En multipliant les amendes, qu’elles ne pourront payer qu’en retournant dans la rue, et en les forçant à diversifier leurs lieux de travail, on aura simplement réussi à changer le « mal » de place. Historiquement concentrée près du centre-ville de Montréal, sur la Main, la prostitution de rue s’est ainsi étendue dans le centre-sud, puis au nord et à l’est. Les restrictions de quadrilatères, imposées par les tribunaux afin d’empêcher les femmes accusées de sollicitation de retourner où elles ont été prises, ont favorisé ces déplacements. C’est ainsi qu’en 1989, les résidents de la rue Champlain, dans le centre-sud, ont vu leur quartier transformé en Redlight. A Québec, le même phénomène s’est produit l’été dernier lorsque des prostituées ont élu domicile dans le quartier Saint-Roch après avoir été délogées de la paroisse Jacques-Cartier. Dans les deux cas, les pressions des résidents exaspérés ont forcé les policiers à intervenir. Après avoir à nouveau déplacé le problème de quelques rues, on en est revenu… à la case départ. « On n’enrayera pas la prostitution, notre but est simplement de la contrôler, d’éviter la prolifération… et d’assurer une qualité de vie aux gens du quartier » , affirme le lieutenant-détective Bigras.

Au nom de la santé

L’arrivée du sida a donné de nouvelles munitions à ceux qui, au nom de la santé publique, ont fait de la lutte aux prostituées leur cheval de bataille. « Pourtant, le taux de VIH chez les prostituées qui ne se piquent pas est assez bas parce qu’elles se protègent », affirme Réjean Thomas, médecin et cofondateur de la clinique L’Actuel de Montréal spécialisée dans le traitement du sida et des MTS. Les prostituées qui ne sont pas toxicomanes ont, à son avis, les connaissances et la prudence nécessaires pour se protéger adéquatement contre les MTS. « Mais les hommes font encore beaucoup de pressions pour avoir des relations sexuelles non protégées, ils paient plus cher » , ajoute-t-il. Des pressions qui peuvent faire toute la différence chez une femme qui, sous l’impulsion ou en manque de drogue cédera plus facilement. « Si la société s’intéresse à faire de la prévention chez les prostituées c’est juste pour empêcher que des victimes innocentes, des hommes qui ont couché avec une prostituée, soient contaminés » , dit Réjean Thomas. Récemment, la « chasse aux sorcières » a poussé les autorités à diffuser dans les journaux la photographie d’une prostituée séropositive. « Mais ceux qui dénoncent, souligne Lise Lebrun, sont aussi ceux qui en profitent. »

« On se sert souvent des aspects de santé comme prétexte pour défendre une question de moralité, fait quant à lui remarquer le docteur Jean Robert, chef du Département de santé communautaire de l’Hôpital Saint-Luc, à Montréal. Sans nier les risques pour la santé physique, il souligne que les dangers pour la santé sociale et psychologique sont beaucoup plus grands. « Le risque principal de la prostitution ce n’est pas le sida, ce ne sont pas les MTS, c’est la violence, c’est d’être battue ou tuée par un client. » Johanne le sait : devant des hommes parfois armés, elle a dû, à quelques reprises, lutter pour sauver sa peau. cinq soirs sur sept, et jusqu’aux petites heures du matin, le père John parcourt les rues de Montréal dans sa caravane. En plus d’offrir aux jeunes écoute et chaleur, Pops distribue aux prostituées une liste noire des clients à éviter. Depuis 1977 le DSC Saint-Luc et le CLSC Centre-ville offrent le programme Contact-TNous pour mieux répondre aux besoins de santé des prostituées. En plus de distribuer des condoms, des seringues, et le vaccin contre l’hépatite B, le DSC forme des médecins qui veulent adopter une approche adéquate. Aujourd’hui, 70 médecins offrent à leurs patientes prostituées un suivi complet.

Les miroirs truqués

« Si on reconnaît que ce métier, que cette activité existe, alors il y a moyen qu’elle se pratique dans un état de bien-être relatif, à la fois physique, psychologique et social », estime le docteur Robert. Il n’y a certes pas de solution unique pour résoudre ce qui apparaît aux yeux des uns comme un véritable fléau, et à ceux des autres comme un profond symptôme. « Il faut travailler sur l’estime de soi, sur la négociation affective, sur l’indépendance économique », insiste Réjean Thomas. Bon nombre de prostituées cachent en effet un passé chargé de violence physique et psychologique, d’agressions sexuelles, de séjours répétés dans des centres d’accueil. Sur ce parcours, où les encouragements et la confiance font cruellement défaut, l’estime de soi aura peine à prendre racine. « Il faut une approche globale. Qu’est-ce qu’on a à offrir aux filles qui font de la prostitution de rue? Il n’y a pas de « job », il n’y a rien », ajoute-t-il. « Les conditions de développement économique des femmes n’existent pas », déplore quant à elle Lise Lebrun.

La solution ultime implique certes de profonds changements socio-économiques et une refonte des rapports entre les hommes et les femmes. Mais à plus court terme, la volonté de mettre fin au « jeu de l’autruche » fait déjà, sous la bannière de la décriminalisation, de plus en plus d’adeptes. « Pourquoi criminaliser un acte qui ne fait aucune victime, si ça se passe entre deux adultes consentants? » , demande Chantal Boisclair, porte-parole de l’Association québécoise des travailleuses et des travailleurs du sexe (AQTS), mise sur pied au printemps 1992. « La décriminalisation, dit-elle, permettrait enfin à ces femmes, « anonymes, sans identité » de retrouver leur dignité. Elles pourraient ouvrir une maison, travailler ensemble. » Dans son rapport, soumis en mai 1985, le Comité Fraser sur la pornographie et la prostitution recommandait d’ailleurs une décriminalisation partielle de la prostitution pour permettre, notamment, à quelques femmes de se regrouper et de travailler dans leur résidence. « Si on ne criminalisait pas leur activité, les prostituées seraient moins stigmatisées, et auraient peut-être alors plus de facilité à réintégrer la société et à occuper un travail plus conventionnel », estime quant à elle Sylvie Boucher. Depuis 1988, la cour municipale de Montréal offre un programme de réinsertion aux personnes arrêtées pour sollicitation. « On trouve d’abord le motif qui amène ces femmes à se prostituer, la toxicomanie par exemple, puis on les oriente vers une ressource adéquate » , précise le procureur chef adjoint, Jacques Rivest. En 1991, quelque 150 personnes, généralement accusées pour une première offense ou ayant peu d’antécédents judiciaires, ont été admises à ce programme. Les résultats de leur démarche et leur volonté de rester dans « le droit chemin » peuvent alors leur valoir une sentence suspendue.

Marie-Andrée Bertrand, criminologue et professeure à l’Université de Montréal, se dit quant à elle « tout à fait favorable à la légalisation ». Mais au-delà de la réglementation, ce qui importe, c’est de permettre à ces femmes de sortir de l’ombre. « La sortie de la clandestinité permettrait d’éliminer une certaine forme d’exploitation, et les dangers réels que courent ces personnes. n n’est pas nécessaire que la prostitution se pratique dans un cadre crapuleux. »

La décriminalisation vise essentiellement à éviter que les prostituées soient arrêtées et traitées comme des criminelles, puisque de toute façon, au sens même de la loi, la prostitution n’est pas un crime. La légalisation ferait un pas de plus en déterminant le cadre et les règlements dans lesquels s’exercerait la prostitution : quartiers ou maisons désignés, contrôle des tarifs, perception des taxes et impôts, cartes de santé ne sont que quelques unes des obligations qui accompagneraient la légalisation.

Les partisans de la décriminalisation craignent cependant que la légalisation recèle d’autres pièges : « Le gouvernement aurait alors un contrôle économique et politique. Ça deviendrait l’État pimp », estime Chantal Boisclair. De plus, la prostitution de rue restera toujours la seule voie possible pour celles qui, parce que trop vieilles, trop jeunes, toxicomanes ou indisciplinées, seraient exclues de milieux plus contrôlés. « Il y a déjà une hiérarchie entre la prostitution de rue, au bas de l’échelle, et la prostitution de luxe. Avec la légalisation, on aurait la prostitution légale d’un côté et l’illégale de l’autre. Ca rendrait la prostitution de rue encore pire » , croit Sylvie Boucher. Difficile aussi d’accepter l’idée que l’on cautionne cette activité plutôt que d’y apporter des solutions économiques et sociales. « Je ne peux pas être contre des mesures qui vont rendre cette activité plus viable pour ces femmes, mais je suis contre le fait que ça nous amène à passer à côté des vraies questions » , insiste Lise Lebrun. Pour Jean Robert, les vraies questions, et les vraies réponses, résident dans notre volonté commune, non pas de juger les prostituées, mais bien de mettre un terme à cette sourde violence, à l’ostracisme dont chacun est complice, pour adoucir les côtés les plus sombres de leur quotidien : « Mais si on a une démarche hypocrite, on n’ose pas prendre de solutions politiques, sociales et sanitaires, et on demande au législateur de régler un problème qui n’est pas légal. »

En attendant, montrées du doigt, bannies et punies, les prostituées sont mises au rancart dans une société davantage préoccupée de soigner son image que ses maux.

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