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Tout un rattrapage : le nombre de femmes professeures à temps plein dans les universités canadiennes s’est accru de 51 % de à . À l’inverse, celui des hommes a chuté de 14 %. À l’époque, un prof sur quatre était une femme : aujourd’hui, c’est presque un sur trois. La proportion grimpe à 36 % pour les moins de 40 ans.

Mais à y regarder de plus près, les inégalités subsistent, dont — et non la moindre — celle des salaires. En moyenne, les femmes gagnent environ 15 % de moins que leurs collègues masculins. Principale explication : les hommes occupent à 83 % les postes de titulaires, les mieux payés. Et même lorsque les femmes le sont, l’écart salarial est encore de 6 %. Cela s’explique par le fait que les professeures sont aussi plus jeunes — 47 ans en moyenne, contre 51 ans pour les hommes — et moins présentes dans les disciplines les plus payantes (sciences, mathématiques et génie). Leur nombre en génie et en mathématiques a beau avoir doublé depuis 10 ans, elles ne représentent encore que 10 % et 13 % de l’effectif dans ces domaines !

Soyons tout de même optimistes : la place des femmes dans le corps professoral des universités ne pourra que s’améliorer. D’abord, elles sont plus nombreuses que jamais à obtenir des doctorats, ce qui augmente leurs chances d’être recrutées. Ensuite, le départ à la retraite d’une majorité d’hommes leur laissera plus de place pour gravir les échelons.

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