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Elles taquinent la truite, traquent le chevreuil et la perdrix. Depuis quelques années, les femmes ont pris d’assaut le fief masculin de la chasse et de la pêche sportive dont elles composent respectivement 20 % et 33 % des adeptes, selon la Société de la faune et des parcs du Québec. Pour recruter de nouvelles disciples, la Fédération québécoise de la faune, organisme à but non lucratif, organise des week-ends d’initiation à la chasse et à la pêche pour femmes seulement dans le fabuleux décor de la Seigneurie du Triton, une pourvoirie située au nord de Shawinigan, aux abords du lac Édouard. La trentaine de novices ont accès à différents ateliers : pêche à la mouche et au lancer léger, tir à l’arc et à la carabine sur cibles, manipulation du moteur hors-bord. Le soir, autour du feu de camp, des spécialistes de la séduction animale livrent des secrets de potions et d’odeurs pour attirer le loup, l’orignal et le chevreuil. Elles enseignent aussi la science du « call  » . À l’aube, sur les eaux endormies du lac, des participantes imitent le cri du huard… qui répond. La formation est donnée par des femmes. Seul homme en fonction, le grand chef des cuisines suggère des façons d’apprêter le poisson. Des départs par train et par minibus sont organisés à partir de Montréal, Québec et d’autres points de rassemblement. Dans la Seigneurie, accessible par bateau seulement, se dresse parmi les sapins l’auberge centenaire en bordure du lac. Le charme opère dès les premiers moments, et la truite mouchetée n’a qu’à bien se tenir… Pour sa quatrième édition, le programme  » Fauniquement femme  » se tiendra du au et du au . Le matériel est fourni. Les frais de 350 $ comprennent tout (sauf les boissons alcoolisées), incluant le transport.

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