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Au Québec, près de 60 000 personnes de 65 ans et plus sont atteintes de la maladie d’Alzheimer. L’épouse ou la fille représente presque toujours leur soutien principal, pour ne pas dire unique ! Isolée, astreinte à un rôle épuisant, l’aidante aspirant à quelques jours de répit se heurte souvent à la peur panique de la personne malade, terrifiée à l’idée d’être confiée temporairement à un foyer d’accueil.

L’organisme Baluchon Alzheimer apporte une réponse toute simple : une intervenante qualifiée et rassurante prend la relève à domicile pour une période de une à deux semaines. Le « baluchon », c’est autant le bagage de celle qui vient à la rescousse que celui de l’aidante qui s’accorde des vacances.

Fondatrice de l’organisme, Marie Gendron fait équipe avec quatre autres femmes, issues comme elle du monde des sciences infirmières et de la recherche médicale. « Nous ne cherchons pas seulement à offrir une solution de gardiennage. Nous tenons à partager le quotidien de la personne malade dans son propre environnement pour la sécuriser et rendre l’intermède agréable et chaleureux. »

Tout au long de son séjour, la « baluchonneuse » rédige un journal d’accompagnement pour la famille. Elle y consigne le déroulement des journées, ses observations, sa perception des capacités du malade ainsi que des suggestions pour faciliter les soins quotidiens.

Pas de sévères critères d’accès ni de liste d’attente interminable. Pour avoir droit au service, il suffit qu’un diagnostic d’Alzheimer ait été posé. Grâce à des subventions, l’organisme ne perçoit que 60 $ par jour, auxquels peuvent s’ajouter des frais de transport. Les intervenantes sont en général disponibles assez rapidement et travaillent au besoin en concertation avec le médecin traitant. L’expérience peut se répéter à quelques reprises au cours de l’année. Le Baluchon se promène sur l’ensemble du territoire québécois.

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