Aller directement au contenu
Image d'un livre.

L’image du père dans la littérature contem­poraine du Québec en prend pour son rhume ! C’est ce que relève Lori Saint-Martin, professeure au Département d’études littéraires de l’Université du Québec à Montréal, dans une analyse comparative de la figure paternelle et de la relation père-enfant dans le roman québécois, de à .

Pour les fins de cette recherche, qu’elle n’a pas encore terminée, Lori Saint-Martin a étudié les œuvres dans lesquelles le père jouait un rôle déterminant. En lisant les Stéphane Bourguignon, Robert Lalonde, Monique Proulx, Francine Noël, et autres écrivains, elle a constaté que le père a des carences importantes tant chez les auteures féminines que chez leurs confrères. « Il est alcoolique, violent, incestueux, mais surtout absent », précise la chercheuse, qui s’est penchée sur la relation mère-fille dans un précédent ouvrage, Le nom de la mère : mères, filles et écriture dans la littérature québécoise au féminin, publié en .

Lori Saint-Martin a été frappée par l’agressivité de la fille envers le père dans les écrits féminins, une violence qui apparaît parfois démesurée, dit-elle, comme dans les cas de séparation des parents. « Dans les deux corpus, les enfants se plaignent d’avoir un mauvais père, ajoute-t-elle. Mais chez les auteures féminines, le personnage de la fille lui reproche en plus d’incarner le patriarcat, une structure sociale qui opprime la femme. »

Il n’y a pas que la figure paternelle qui est mise à mal dans les romans québécois. « La critique est assez virulente à l’égard de la mère, ajoute-t-elle. C’est peut-être parce que les enfants ont besoin de faire le procès de leurs parents. »

Qu'en pensez-vous?

Aucune réaction

Inscription à l'infolettre