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Photographie d'une femme entrepreneure.

Au Canada, le nombre de travailleuses autonomes a progressé de 50 % en 15 ans. Les femmes sont plus de 800 000 à œuvrer à leur compte, soit le tiers de ce type de main-d’œuvre. Si le rythme de croissance se maintient à 3,3 % par an, elles seront plus de 1 million en . C’est ce que prévoit une étude de la firme de courtage Marchés mondiaux CIBC.

En , parmi les ex-salariées devenues travailleuses autonomes, seule une sur cinq déclarait s’être réorientée en raison d’un marché de l’emploi défavorable. Mais ont-elles vraiment le choix quand on sait que 60 % d’entre elles ont opté pour ce type d’activité dans l’espoir de mieux concilier travail et famille ? Bref, elles cherchent moins à assurer l’essor de leur mini-entreprise qu’à trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie familiale.

Près d’une travailleuse autonome sur quatre a fait des études universitaires, comparativement à 8,8 % pour l’ensemble des Canadiennes ! Plus éduquées qu’auparavant, elles sont plus nombreuses à exercer des professions libérales ainsi qu’à œuvrer en sciences naturelles et appliquées, en affaires et en finances. Les revenus sont en conséquence. Une sur deux gagne plus que la moyenne des Canadiennes (24 800 $) contre une sur trois en . En , le revenu moyen de la travailleuse autonome à temps plein s’élevait donc à 27 267 $, ce qui représente tout de même 14 730 $ de moins que celui du travailleur autonome.

L’égalité entre les sexes n’est pas encore à l’ordre du jour. Plus de 41 % des femmes propriétaires d’une PME estiment être moins prises au sérieux que leurs homologues masculins. Elles gagnent en moyenne 20 % de moins qu’eux, un écart semblable à celui subi par les salariées. Autre point faible, celles qui œuvrent dans les secteurs traditionnellement dévolus aux femmes, tels que la vente au détail et les services personnels, gagnent beaucoup moins que la moyenne des travailleuses autonomes.

Les femmes entrepreneures prennent les devants, Marchés mondiaux CIBC, .

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