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Photographie des quatres filles de Lesbians on Ecstasy

Leur nom fait parfois friser les oreilles des programmateurs de spectacles, mais les quatre filles de Lesbians on Ecstasy s’en moquent. Ce qu’elles veulent, c’est faire danser les foules des quatre coins de la planète sur des rythmes électroniques festifs. Lancé au printemps, leur deuxième album, We Know You Know, accommode le répertoire folk lesbien des années 1970 à la sauce postféministe.

Pourquoi ce nom de groupe ?

On ne se rappelle plus vraiment comment on l’a trouvé, mais le fait qu’il dérange encore nous pousse à l’utiliser. En réalité, dans notre communauté, l’appellation est dépassée. Les jeunes femmes se défi nissent plus comme des queers. Peut-être que ce nom nous permet de nous rappeler les bons coups du mouvement lesbien. Avant, les femmes assumaient la technique, l’administration, la musique pour des étiquettes comme Olivia Records. Aujourd’hui, ces petites étiquettes n’existent plus. Et les femmes n’occupent toujours pas de postes de décision dans l’industrie de la musique.

Quel accueil recevez-vous ?

Parfois, les gérants des salles de spectacle nous prennent pour des idiotes; ils pensent qu’on ne sait pas brancher notre matériel. Récemment, un technicien de son nous a fait rater un concert à Londres car il n’avait pas écouté nos indications.

Comment avez-vous choisi les chansons de votre dernier album ?

Il fallait que ça nous fasse réagir. Avec le recul, certaines paroles utopiques des lesbiennes des années 1970 nous fâchaient car on prenait conscience que 30 ans plus tard, les gens avaient oublié leur solidarité. En voyageant, on se rend compte que le monde penche de plus en plus vers la droite. Ça nous amène parfois à être militantes, tout en restant ironiques et ludiques. C’est notre façon à nous de pousser les limites.

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