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Rosalie Bonenfant

Rosalie Bonenfant! Avoir le bonheur de la découvrir dans le rôle de Sarah dans la série Les Parent diffusée par Radio-Canada (2013-2016), pouvoir apprécier ses textes dans le magazine Urbania (2015-2016), entendre ses chroniques sur les stations radiophoniques de Bell Média et, bientôt, la voir évoluer comme collaboratrice à l’émission Club Mel à Canal Vie… Voilà qui donne une très bonne idée de l’étendue de son talent et de son aisance! Celle qui prône l’authenticité et qui a la réputation de ne pas mâcher ses mots a d’ailleurs récemment su trouver les bons (mots) pour parler de suicide et de consentement au sein du couple. Et voici ceux qu’elle réserve à la Gazette des femmes. Régalez-vous!

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Dans l’actualité, qu’est-ce qui vous fait le plus grincer des dents ces temps-ci en matière d’inégalité femmes-hommes?

Rosalie Bonenfant.

En général, toutes les femmes qui affirment n’être pas féministes sous prétexte qu’elles n’ont jamais eu de problème vis-à-vis l’égalité. Je m’explique mal cet égoïsme. Je le perçois un peu comme si moi, qui suis végétarienne, commençais à manger de la viande sous prétexte que je n’ai personnellement jamais eu de problème à être égorgée puis vendue en croquettes.


Trois mots qui décrivent pour vous le féminisme?

Nous aussi, esti.


La personne qui, dans votre vie, a le plus influencé votre vision de l’égalité femmes-hommes?

Lena Dunham [NDLR : actrice, réalisatrice et scénariste américaine. On lui doit la série Girls.], qui s’accorde le droit d’être celle qu’il lui plaît, sans s’en excuser.


Un moment-clé dans votre vie personnelle, dans votre carrière, où vous avez pris conscience que l’égalité n’était pas réellement atteinte?

Suite à la publication de ma chronique « La fois où j’ai dit non », dans laquelle j’aborde la pression et la culpabilité qui pèse sur les femmes, j’ai reçu un tsunami de témoignages réellement bouleversants. J’ai réalisé que je n’étais pas un cas isolé et que la sexualité est encore trop souvent perçue comme quelque chose que l’on peut prendre à la femme plutôt que lui offrir. Souvent, quand on pense à l’égalité, on parle de salaires ou de postes de pouvoir. Je crois que pour atteindre l’égalité, celle-ci doit naître de l’humanité, de notre rapport à l’autre.


Le pire ennemi de l’égalité, c’est…

L’ignorance. La mauvaise foi. La fermeture d’esprit. (Si tu possèdes ces trois caractéristiques, elles sont aussi les ennemies des chances que tu as de te retrouver dans mon lit!)


Qu'en pensez-vous?

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