Aller directement au contenu

Diversité à la page

par 

Journaliste au quotidien Le Soleil depuis l'automne 2011 après avoir passé trois ans à La Presse Canadienne. Ce travail de journaliste au quotidien lui permet de toucher à une variété de sujets et d’assouvir sa curiosité. Elle aime également le travail de fond et les dossiers, un côté du métier qu’elle a développé en complétant une maîtrise en études internationales en 2007. Déjà sensible aux questions touchant les femmes, ses expériences personnelles, ses voyages à l'étranger et sa collaboration à la Gazette des femmes n’ont fait que renforcer sa conviction : poursuivre le travail amorcé par nos grand-mères pour une société égalitaire.

Le magazine québécois Cool! est l’exception qui confirme la règle. Un seul coup d’oeil sur les tablettes où s’empilent les publications pour ados suffit pour qu’on s’aperçoive que la plupart ne présentent que des filles ultra minces, majoritairement de race blanche et habillées pour aller prendre un verre dans un palace hollywoodien avec Robert Pattinson.

Contrairement à ses rivales, Cool! a opté pour la diversité. Un exemple : dans chaque numéro, le magazine présente le résultat d’une séance photo réalisée avec l’une de ses lectrices âgées de 12 à 16 ans. Et peu importe si elle n’est pas conforme au modèle largement diffusé de la fille-allumette. «Au contraire! s’exclame la rédactrice en chef, Caroline Trudeau. Nous voulons présenter une variété de morphologies et de visages pour que les adolescentes puissent se reconnaître. » L’une des prochaines mannequins improvisées est asiatique, alors que parmi les précédentes figurait une fille portant des «broches ». Certaines étaient grassettes, d’autres toutes menues.

Selon Mme Trudeau, les principes de la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée sont appliqués à la lettre chez Cool! Et cette politique éditoriale ne concerne pas uniquement le choix des photos. Les dossiers visent à donner confiance aux femmes en devenir. Âgée dans la vingtaine, la rédactrice en chef semble tomber des nues lorsque la question de la mode « trop sexy » est évoquée. Elle dit ne pas du tout sentir de pression de l’industrie de la mode pour faire la promotion d’une tendance vestimentaire plus provocante. «Mais je ne travaille pas au service du marketing», évoque-t-elle.

Et les filles qui lui font parvenir une photo pour devenir l’élue du mois nelaissent jamais entrevoir trop de chair, confirme-t-elle. «Ce sont des filles généralement très bien habillées qui veulent montrer qu’elles sont fashion. »

Fondé en 1997, Cool! compte 352 000 lectrices et lecteurs par mois, dont 67% de filles. (A. Mathieu)

Qu'en pensez-vous?

Aucune réaction

Inscription à l'infolettre