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Le monde doit savoir

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Communicatrice de formation, féministe de conviction et actuellement étudiante à la maîtrise afin d'assouvir son besoin de réflexion et de nourrir son désir d'une plus grande justice sociale. Elle a notamment travaillé au sein du Mouvement Desjardins, à la Gazette des femmes et au Conseil du statut de la femme.

Le 17 octobre, la Marche mondiale des femmes 2010 s’est terminée dans la ville de Bukavu dans le but de dénoncer les cas de violation massive des droits des Congolaises et de sensibiliser la communauté internationale à leur détresse. L’annonce de l’événement avait été faite en juillet dernier, à Kinshasa, lors de l’ouverture d’un séminaire de renforcement de capacités sur le leadership féminin, organisé à l’intention des femmes du Syndicat des enseignants du Congo en partenariat avec la Centrale des syndicats du Québec.

Par ailleurs, pendant quatre jours en juillet dernier, près de 250 Congolaises et plusieurs enfants ont été victimes d’une atroce vague de violence à Luvungi, une ville de la République démocratique du Congo située à 16 kilomètres d’un camp de l’ONU, pendant que quelque 250 autres viols ont été perpétrés ailleurs au pays durant la même période. Après être rentré d’une mission en RDC quelques semaines plus tard, le soussecrétaire général adjoint de l’ONU pour les opérations de maintien de la paix a reconnu publiquement l’inefficacité des actions des Casques bleus sur le déferlement de cette violence contre la population civile. L’aveu a été suivi d’une promesse, celle de patrouilles additionnelles dans les zones affectées, et d’une demande au Conseil de sécurité pour que soient imposées des sanctions contre les chefs des groupes responsables des viols. Des viols qui ont été attribués à des groupes de rebelles congolais et rwandais, notamment les Forces démocratiques de libération du Rwanda, comptant dans leurs rangs nombre d’anciens auteurs du génocide de 1994.

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