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Photographie d'une croix sur un cadenas

Tu ne coucheras point

par 

Entrée dans l’univers des communications et de l’édition par la porte de la révision linguistique, elle révise les articles de la Gazette des femmes depuis plus de 10 ans, en plus d'y écrire de temps à autre. On peut aussi la lire dans Elle Québec, quand elle n'est pas trop occupée à corriger des romans.

« Entre 10 % et 20 % des prêtres et des religieuses que j’ai croisés en formation ou soignés affirment avoir respecté ou respectent leurs promesses de célibat sacerdotal et religieux. Ce qui veut dire qu’environ 80 % d’entre eux ont eu des écarts », lit-on dans Je voudrais vous parler d’amour… et de sexe () de Dre Marie-Paul Ross, religieuse, sexologue, infirmière et psychothérapeute.

Pas facile d’apprivoiser le célibat et la chasteté… surtout quand on a été mal préparé. « Il est capital de former le cerveau au célibat, lance-t-elle en entrevue téléphonique. Mais la formation est désuète, ce qui fait que plein de gens sont engagés dans le célibat religieux sans avoir été outillés. Ils s’en sortent comme ils peuvent. »

Qu’est-ce qu’une bonne formation devrait enseigner aux religieuses et aux prêtres? « À gérer leurs pulsions sexuelles en les accueillant, puis en les orientant dans une activité conforme à leur engagement. Une activité qui nourrit les sens et l’esprit, qui procure du plaisir, qui détend, comme le sport, la musique, l’art, la méditation. Avoir des amis, une vie affective saine est aussi très important. »

Celle qui donne de nombreuses formations au célibat religieux chaque année insiste sur la nécessité, avant toute chose, de se libérer d’angoisses et de traumatismes majeurs. « Par exemple, le corps d’une personne qui a été agressée sexuellement ou qui a un trouble d’abandon va “réclamer” de façon excessive. Cette personne n’arrivera pas à vivre le célibat avec satisfaction et fidélité », illustre-t-elle.

Quant à la masturbation comme moyen de compenser l’absence de relations sexuelles, elle est à éviter, car « elle est habituellement liée à des fantasmes de couple. La personne qui est entrée en religion ne doit pas alimenter ce type de fantasmes. Le cerveau doit être formé au célibat ou à la vie de couple, pas aux deux ».

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