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Une loi à modifier

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Communicatrice de formation, féministe de conviction et actuellement étudiante à la maîtrise afin d'assouvir son besoin de réflexion et de nourrir son désir d'une plus grande justice sociale. Elle a notamment travaillé au sein du Mouvement Desjardins, à la Gazette des femmes et au Conseil du statut de la femme.

Les mariages forcés ou arrangés sont dans la mire du ministre fédéral de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme, Jason Kenney. Lors d’une entrevue accordée à la Gazette des femmes, le ministre a promis de s’attaquer à tous les types de mariages « de complaisance ». « Ça nous inquiète. Nous essayons de distinguer les mariages arrangés de bonne foi de ceux qui ne le sont pas. Nous savons que dans certaines cultures, les mariages arrangés entre adultes sont normaux, mais nous ne voulons pas faciliter les mariages forcés. Malheureusement, il est presque impossible de détecter 100 % des cas douteux », a-t-il déclaré.

L’automne dernier, le ministre a entrepris une tournée de consultation pour trouver des solutions visant à mieux protéger les Canadiens contre ces mariages dont le seul objectif est d’immigrer, une pratique interdite par la Loi canadienne sur l’immigration. Pour y arriver, il envisage d’imiter des pays comme l’Australie, le Royaume-Uni et les États-Unis, qui imposent notamment à un époux parrainé un délai probatoire de deux à cinq ans avant de lui accorder sa résidence permanente. Le ministre souhaite également qu’une intervention plus efficace soit mise en place avant l’arrivée de certains époux à nos frontières. « Nous allons ajouter des ressources et un réseau d’agents spécialisés en mariages frauduleux. Mais il est évident que la loi doit nous donner de meilleurs outils; nous allons la changer d’ici peu. »

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