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Ni gadget, ni panacée, l’Internet est avant tout un mégaréseau qui permet d’aller ensemble plus vite, plus loin et mieux. Attention, le cyberféminisme compte dorénavant parmi les réalités virtuelles…

« En ouvrant mon courrier électronique, le message s’est affiché : « Maman, je suis enceinte ». Joan Carmichael est émue quand elle raconte. Sa fille habite la Colombie, le bout du monde pour une mère montréalaise… Par écran interposé, les deux femmes « se parlent », communiquent, restent tout proche. Grâce à l’Internet, l’ordinateur de Joan s’humanise. L’Internet, c’est l’International Network, le « réseau des réseaux d’information ». Une fois branchée sur l’Internet, on s’informe, on discute, on jase, on apprend. Tout dépend où l’on choisit d’aller. L’Internet n’a rien d’un bloc monolithique; il se découpe en zones. Trois d’entre elles sont particulièrement fréquentées : le USENET (les groupes de discussion), le World Wide Web (WWW) qui contient du texte et des images (on peut visiter le Louvre, la NASA… ), et le courrier électronique ou e-mail.

Le e-mail, c’est la zone chouchou de trois « internetteuses » sur quatre, dit-on. « Le e-mail, c’est souvent l’appât qui décide les femmes à s’élancer sur la galaxie Internet », confirme Joan Carmichael, en l’occurrence auteure d’une maîtrise sur l’enseignement de l’informatique aux filles. « Il en ira bientôt comme du téléphone : conçu par les hommes… récupéré par les femmes »!

Ce parallèle avec le rejeton de Graham Bell, plusieurs l’endossent. Un jour, prédisent-ils, se balader sur l’autoroute de l’information deviendra pour le commun des mortels un geste aussi naturel que de décrocher le combiné téléphonique. On se demandera comment diable on faisait pour s’en passer! Soit. En attendant, le nombre d’internautes est en explosion : 40 millions de personnes voyageraient actuellement dans le cyberspace. Une planète d’hommes? Faux : aux dernières nouvelles, nous comptons pour 34% . Et le pourcentage gonfle toujours. Les cybernanas, une espèce en voie d’extension, titrait il y a quelque temps un grand magazine français. Allons donc à la rencontre de ces « internetteuses » ravies de l’être.

De tout, de tous

« Je rentre, je clique, je pars; l’Internet me fascine!, décrète avec enthousiasme Monique Dumont. Je passe sept heures par semaine en moyenne à naviguer. C’est évidemment une mine extraordinaire de banques de données. Et je découvre sans arrêt de nouvelles choses en furetant. Je prends le pouls de la société, je jauge ce qui préoccupe les gens. Dans mon métier, c’est capital»! La journaliste estime cependant qu’un maximum de gens doivent alimenter le Net d’informations pertinentes, « sinon, l’espace libre sera tout entier comblé par des services commerciaux et des mouvements de propagande de tous genres. La nature a horreur du vide ».

Certains reprochent déjà à l’autoroute de lessiver le cerveau avec un fabuleux magma d’inutilité. On crie à l’infojunk, au data-trash. Tout dépend. On peut, de fait, continuer à vivre sans connaître le nombre précis de cannettes de Coke disponibles dans la distributrice d’une obscure université américaine ou même survivre sans avoir accès « live » au va-et-vient des gens à un arrêt de bus de San Francisco. Mais Ariane Brunet, du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique, réfute avec véhémence l’argument voulant que l’Internet ne soit que gadget et futilité. « Des sujets d’intérêt sur l’Internet? Je ne sais pas par où commencer! La violence contre les femmes, les questions économiques, la culture, la santé reproductive, le cancer du sein, la discrimination, les revendications pour que les femmes soient partie prenante aux négociations en situation de conflit armé… Il faut prendre le temps de chercher, c’est tout ».

Gisèle Picard dément aussi formellement cette prétendue vacuité : « C’est sûr qu’il faut se promener, fouiller. Mais l’Internet est une source de renseignements incroyable, maintient la responsable du programme d’accès à l’égalité à l’Université de Montréal. Entrer dans les plus grandes bibliothèques du monde, ce n’est pas rien »! Gisèle Picard a monté une liste de distribution avec ses collègues d’autres universités. « Lorsque j’expédie un texte, 45 personnes le reçoivent illico. On garde un contact beaucoup plus suivi et serré qu’à se croiser seulement une fois l’an à un colloque ».

L’Internet recouvre aussi une zone de plus de 12 000 forums de discussion, tous sujets confondus, du plus sérieux au plus fou. On s’abonne, on donne son avis, on échange des trucs, de la documentation : 45 000 commentaires circuleraient quotidiennement! Curieusement, on dit que les femmes ne se lancent pas beaucoup dans le feu de ces discussions, rumeur confirmée par l’expérience de la majorité des interviewées. « Je participe exclusivement à des forums en lien pratique avec mon boulot, nuance Lyne Cormier, directrice du réseau INFOPUQ de l’Université du Québec. Ce que j’ai vu des autres groupes ne m’a pas donné le goût. C’est comme si vous réunissiez des gens dans un salon; vous auriez des discussions instructives dans un coin et, dans l’autre, on glisserait dans le placotage. L’Internet reflète la vie ». A preuve, le comportement internettien de Gisèle Picard : « Je ne me mêle pas aux conférences sur l’Internet parce que j’aime toujours savoir à qui je parle; discuter avec de parfaits étrangers, ça ne me dit rien ». Il semble que les femmes préfèrent leurker : se planquer pour écouter incognito ce que les autres ont à dire. Tiens donc…

Perdue dans le cyberespace?

L’Internet, le Net pour les intimes, est né aux États-Unis en 1969. Le gouvernement désirait « éclater » en différents points l’information stratégique emmagasinée sur ses ordinateurs pour la rendre moins vulnérable aux attaques ennemies. L’Internet a grossi, grossi. Il interconnecte aujourd’hui 4 millions d’ordinateurs hôtes (serveurs) à travers le monde. Depuis peu, en fait depuis qu’on a ajouté l’image à cet océan de textes, l’Internet s’est popularisé de façon foudroyante! L’Internet et l’autoroute électronique ne sont pas synonymes. L’Internet voyage « sur » l’autoroute, un ensemble de câbles et de fibres optiques qui transportent l’information. L’Inforoute? Une façon imagée de faire allusion à toute l’information qui transite sur l’autoroute. Pour se brancher sur l’Internet, il faut trois choses : un ordinateur, un modem, un abonnement à un fournisseur. Ce « serveur » est l’intermédiaire entre vous et le réseau Internet. Le coût? Variable, plus ou moins 30 $ par mois pour une soixantaine d’heures d’utilisation. La concurrence est forte, alors magasinez. Sous peu, toutes les compagnies de téléphone offriront l’accès à l’Internet. Pour en savoir beaucoup plus, on peut, entre autres, consulter le Guide Pratique de l’Internet, numéro hors série de Québec Science, automne 1995.

Si les femmes ne sont pas encore totalement gagnées aux joies de la conversation virtuelle, elles ont par contre vite cliqué sur l’intérêt d’harnacher le mégaréseau Internet pour aller ensemble plus vite, plus loin, et mieux. J’ai nommé le cyberféminisme.

Mon nom est Libertel Montréal

Les Libertel sont parmi nous. Il existe actuellement plus d’une centaine de ces Freenet (réseaux électroniques communautaires) dans le monde, et plus d’une trentaine au Canada. Il n’en existe qu’un au Québec, Libertel Montréal. Ceux de Québec et de Rimouski devraient bientôt suivre. Libertel, c’est la version internettienne du Penser globalement, agir localement, explique le responsable de Libertel Montréal, André Laurendeau : « Ces réseaux sont créés par des gens d’une ville ou d’une région pour donner une couleur locale à l’autoroute. C’est un peu l’équivalent de la salle communautaire, de la place publique, du perron de l’église. Ce qu’il y aura là-dessus? Des renseignements sur les organismes de la ville, des horaires de spectacles, des échanges de renseignements entre citoyens… Et pas de publicité! Le but est double; c’est un outil de développement, mais aussi un incitatif à faire usage de l’Internet ». Les Libertel sont installés dans des lieux publics (bibliothèques, maisons de la culture). On peut aussi y accéder de chez soi. L’abonnement au réseau Libertel est gratuit. Le Libertel de Montréal a bénéficié d’une subvention gouvernementale; les dons et les cotisations volontaires des membres assureront sa survie.

Subversif l’Internet…

« A Beijing, nous étions contrôlées. L’information était loin de circuler librement. Avec l’Internet, nous avons pu contourner cet obstacle, bénit encore Ariane Brunet. Nous avons pris le maquis ». Un centre de communication bourré d’ordinateurs a en effet permis à plusieurs participantes à la 4e Conférence mondiale des Nations Unies sur les femmes, tenue en Chine en septembre dernier, d’être en lien constant avec leur ONG en Amérique, en Afrique, en Asie, peu importe. Les préparatifs de la conférence ont aussi largement transité par l’autoroute. Le Tribunal sur la responsabilisation des états sur les violations des droits des femmes a été essentiellement mis au point par le truchement de l’Internet. Ariane Brunet certifie : « L’Internet a bonifié la Conférence, il n’y a pas l’ombre d’un doute là-dessus ».

D’ailleurs, plus de 2000 groupes de femmes se sont créé une adresse électronique à Beijing. Un engouement stimulé sur place par le Programme canadien d’appui au réseautage des femmes, basé à Toronto. La porte-parole Maureen James explique : « On a fait le pari suivant : en démontrant concrètement aux femmes que les communications pouvaient leur permettre de décupler leur efficacité, elles y prendraient goût, les intégreraient à leur quotidien ». Le programme gère son propre serveur, le WomensWeb, pour faciliter encore davantage l’accès aux femmes canadiennes.

Le WomensWeb est en lien avec une association globale, The Association for Progressive Communication qui interconnecte des réseaux en provenance de plus de 130 pays, même là où la répression fait rage : le réseau régional Zamir en ex-Yougoslavie en fait partie. Sur ce réseau volent notamment Les Sorcières électroniques, une formation qui initie les femmes à la communication électronique pour rompre leur solitude, garder contact avec les pays étrangers, s’informer sur leurs droits. Une centaine de femmes de Bosnie, de Croatie, de Macédoine ont été formées à ce jour… qui en formeront d’autres à leur tour.

Plus près de nous, la formation est aussi en marche. Relais-femmes a conçu un projet-pilote pour familiariser des groupes de femmes du Québec à l’Internet (initiation, soutien durant une année… ). « Trop cher l’Internet? Bien sûr, il faut un équipement de base, mais ensuite on évite les frais de poste, de fax, d’interurbains. Ça vaut le coût, explique Thérèse Leblanc, l’une des responsables de l’opération. Par ailleurs, nous prévoyons monter un réseau de groupes de femmes francophones à travers le monde. Plus d’une centaine se sont déjà montré intéressés. Éventuellement, nous « transposerons » notre coopération sur l’Internet. On pourra travailler ensemble à distance, nous mobiliser au besoin. Quand des pressions viennent de partout, quand des pays se serrent les coudes pour dénoncer des injustices, les gouvernements visés y sont sensibles ». Pas besoin d’être une cybercrack pour cornprendre ça.

Ariane Brunet voit cependant des limites à la grande fusion que l’Internet fait miroiter : « J’ai voulu organiser un rallye en Chine pour démontrer la solidarité entre les groupes de femmes invités au colloque et les autres. J’ai expédié un appel par l’Internet. Réponse : plus de 2000 messages enthousiastes. J’ai expédié un second message : OK, qui veut faire quoi? Rien, l’ordinateur s’est tu. L’Internet n’est pas magique, c’est un outil d’information. Pour créer une solidarité universelle… il faut des visages, la confiance des gens. Tant mieux, c’est ainsi que l’humanité est belle ».

Les zones grises du Net

Les mass media ont changé le monde. Aujourd’hui, le Net chambarde à son tour la planète. Faut-il être optimiste? Pessimiste? Essayons d’être réaliste, ce ne sera déjà pas si mal.

Porno : le Net en eaux troubles?

Le Net n’est pas sans taches. Selon l’agence France-Presse, l’Internet affiche au moins 200 rubriques sur la pédophilie, la porno et la prostitution. Une étude américaine diffusée l’été dernier dans le Time ébranlait l’opinion publique : une immense majorité des images postées sur le réseau étaient, disait-on, pornographiques. Bestialité, violence, pédophilie circulaient allègrement. Tollé : mauvaise interprétation des chiffres, méthodologie boiteuse, etc. Qu’en est-il au juste? Dur à dire. Chose certaine, tout le monde s’entend sur deux points : la pornographie serait « consultée » à répétition; elle serait plus « hard », plus décadente que celle disponible ailleurs. On est très loin du registre Playboy ou Penthouse.

Aux États-Unis, le Sénat a mis un projet de loi sur la table. Ici, que fait-on? « Pas simple du tout », répond le juriste Pierre Trudel mandaté par le Secrétariat à l’autoroute électronique du Québec pour l’éclairer sur la façon de réglementer ces nouveaux espaces infinis. « L’Internet est le plus grand environnement électronique ouvert qui soit; il ne connaît pas les frontières. Légalement, on n’a jamais connu ça. Aucun État n’est d’accord pour tout laisser passer sans intervenir, mais il faut carrément changer de lorgnette. Comment va-t-on s’y prendre? Je pense qu’il faut agir en synergie : miser sur une régulation étatique oui, mais aussi sur la tendance naturelle des groupes à s’autoréglementer (quelqu’un qui oserait inonder le réseau de porno provoquerait vite une commotion), enfin, prévoir un code déontologique des serveurs et, éventuellement, un code d’éthique international. La combinaison de tout ça pourrait donner un certain résultat. Tout éradiquer, c’est une autre histoire. Le projet de loi américain veut faire peser la responsabilité sur le dos des serveurs. Ces derniers sont inquiets… C’est une approche risquée; gare aux grands coups de ciseaux préventifs! » , avertit le juriste. D’autres questions surgissent : en réglementant la pédophilie, on voulait éviter que des enfants en soient victimes. Mais on peut dorénavant construire des images de synthèse sans utiliser de « vrais » enfants. Alors, sur quoi s’appuiera le droit?

La femme hait-elle la « machine »?

« Le débat sur les femmes et l’Internet m’assomme. Je n’aime pas les stéréotypes. Je ne pense pas qu’il soit, techniquement parlant, plus ou moins difficile pour une femme d’utiliser le Net ». Cette voix exaspérée est celle de la tête dirigeante de Wired, le magazine fétiche des internautes : Jane Metcalfe. Elle n’a pas tort. Pas besoin d’être « vouée » à l’informatique pour partir en goguette sur le Net. Certains chiffres sont réjouissants; un plus grand pourcentage de femmes que d’hommes achètent des ordinateurs personnels, et les femmes en sont les premières utilisatrices dans un foyer américain sur trois.

N’empêche que nous ne sommes pas encore légion à faire notre place dans le monde des technologies. « Au Québec, le dernier rapport du Conseil supérieur de l’éducation confirme que les filles n’ont pas beaucoup progressé sur ce terrain, dit Andrée Labrie, coordonnatrice du Comité sur le statut de la femme à l’Université de Montréal. Nous consacrerons d’ailleurs le 8 mars de cette année aux femmes et aux technologies. Notre rapport même à l’utilisation des ordinateurs serait différent; notre attitude, nos aptitudes. Nous répondrions mieux à un processus d’apprentissage plus communautaire, davantage centré sur la personne ».

Joan Carmichael prévient : « Les ordinateurs ont été développés par et pour les hommes. Si on veut que ça change, il faut y voir. Une partie du pouvoir se concentre là; les femmes doivent s’y sentir à l’aise. Il faut commencer tôt. Les jeux électroniques actuels sont conçus pour les garçons ». Mais ça change. Une compagnie américaine, Girl Games, vient de lancer un jeu vidéo pour fillettes, Being U. On est loin du sang et des guerres. « C’est en quelque sorte un centre d’activité qui inclut un test de personnalité, une présentation de femmes qui ont réussi… c’est varié », soutient la présidente de la firme, Laura Groppe. Même sur le Net, hommes et femmes restent différents. Nous y allons souvent, oui, mais nous nous débranchons plus vite qu’eux… qui se « perdraient » avec délices des heures, voire des nuits, dans l’espace « cybéral ».

C’est vrai : c’est écrit sur le Net!

L’Internet, c’est 40 millions d’émetteurs-récepteurs. Peut-on se fier à tout ce qui s’y dit? Tout le monde s’entend : c’est nouveau, il faut être prudent, critique, apprendre à discriminer les bonnes sources de celles qui sont moins sûres. Pierre Trudel croit qu’il ne faut pas s’alarmer. Il s’agit d’un média comme les autres, avec une plus large portée certes, mais au fond ni mieux pi pire. « Les médias dits traditionnels et sérieux sont loin d’être irréprochables. On les a vus plus d’une fois donner du crédit à des rumeurs sans fondements. Sur l’Internet, la vigilance est reportée sur l’usager, mais étant donné la large audience, un certain effet d’autocorrection joue. J’ai plus confiance qu’une fausse information soit démentie sur l’Internet que dans les médias officiels »!

Tous écrans unis pour le meilleur des mondes?

Non, le miracle n’aura pas lieu : l’Internet ne sera pas le rempart de la démocratie, l’instrument par qui adviendra la « Grande Solidarité Universelle ». « L’histoire l’a démontré, les mots démocratie, liberté font toujours partie du bagage idéologique qui enrobe la « naissance » des moyens de diffusion de masse, observe Jean-Guy Lacroix, fondateur du Groupe de recherche en industrie culturelle et informatisation sociale à l’UQAM. Mais il y a dérapage en cours de route. Les usages nobles des technologies, c’est un bien beau rêve, mais pour l’instant avec l’Internet… on est dans le cirage! Personne ne sait encore au juste à quoi ça va servir socialement. On spécule, c’est tout. Et puis l’ordinateur est ambigu. On a beau être connecté sur la planète, devant son écran on est seul »…

-Sylvie Desautels, que faites-vous exactement au Mozambique?

-Je suis coopérante pour une ONG canadienne. Je participe à un programme de jumelage qui a comme but de développer des liens entre des syndicats et des groupes de femmes du Mozambique, du Canada et du Québec.

-Vous utilisez l’Internet pour faire quoi exactement?

-J’ai uniquement accès au courrier électronique. Je m’en sers pour communiquer avec quelques amis. Ça facilite mon travail, j’économise le papier et c’est beaucoup moins cher que le fax. Le téléphone est très cher ici : 5 $ la minute pour l’Amérique, 1, 50 $ pour appeler chez nos voisins sud-africains. L’abonnement à l’Internet coûte 25 $ américains, sans limite de temps.

-Vu d’ici, avoir accès à l’Internet dans un pays aussi pauvre que le Mozambique semble étrange…

-Eh oui, on n’arrête pas le progrès. C’est une mauvaise blague! Mais on est dans la capitale, Maputo, et l’Internet est géré par l’université. Dans le reste du pays, on ne parle pas de e-mail, à peine d’ordinateur. Et même à Maputo, l’écart de richesse est immense. D’un côté, je n’ai jamais vu autant de Mercédès et de BMW, de l’autre, des gens n’ont même jamais reçu de lettre faute d’avoir les moyens de se payer une case postale. Voilà, je m’arrête. Amicalement.

Vous voulez naviguer sur l’Internet? Si vous n’avez pas accès à Libertel, peut-être pourriez-vous dénicher un café branché… sur le Net. Voici quelques bonnes adresses à essayer lors de vos premières tentatives :

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