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Êtes-vous devenue une guerrière du temps, une femme sandwich écartelée entre les devoirs des enfants et la visite au foyer où votre père sombre dans l’Alzheimer? Passez-vous trois heures chaque fin de semaine à popoter les repas de la semaine tout en payant vos comptes par Internet? Êtes-vous devenue la championne du « multi-tâches »?

Parfois, quand la machine emballée s’arrête, avez-vous l’impression de vous faire flouer, de gâcher votre vie et celle de vos proches? Et si vous étiez en train de raccommoder, seule dans votre coin, vaillante et naïve fourmi, l’échec latent de toute une société? Comme si le manque de temps était un problème individuel. Comme si les solutions se bornaient à devenir des organisatrices hors pair.

Le temps est devenu l’enjeu quotidien d’une bataille épuisante, qui laisse souvent les parents coupables. De ne pas donner leur 110 % au bureau, d’écouter trop distraitement leurs enfants. La question de la double tâche des mères, rebaptisée conciliation travail-famille (pourquoi d’ailleurs l’équation commence-t-elle toujours par travail?), on en débat… depuis l’entrée massive des femmes sur le marché du travail salarié, dans les années 70! Pourtant, elle demeure d’une brûlante urgence, malgré des progrès réels (garderies à 5 $, congés parentaux, horaires variables, etc.). Premier suspect au pilori : un monde du travail enivré de restructuration et de rentabilité, encore majoritairement insensible aux besoins des individus. Mais les syndicats sont-ils assez exigeants? L’État joue-t-il son rôle? Les hommes font-ils leur part?

Et les femmes? Déterminées à se réaliser sur tous les fronts — travail, amour, famille —, doivent-elles apprendre à jeter du lest?

Qu'en pensez-vous?

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