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À partir de quand boit-on un peu trop ? De l’avis de Camille Chénard, coordonnatrice de l’organisme communautaire Élixir, « la dépendance s’installe lorsque le verre de vin qu’on s’offrait jusqu’ici par simple goût des bonnes choses sert désormais à masquer un malaise comme la solitude ou le stress » . Idéalement, il faut intervenir quand le glissement se produit. Ce que fait l’organisme de l’Estrie, seule ressource québécoise vouée à la prévention de la toxicomanie chez les femmes. Le programme de « consommation réfléchie » n’a pas nécessairement pour objectif de couper court à l’alcool, mais plutôt de regagner la maîtrise de soi. Son principe : agir alors qu’il n’est pas encore question d’alcoolisme, mais de prévention de problèmes éventuellement plus graves. La démarche implique sept rencontres individuelles. La participante analyse son problème de consommation pour en déceler les causes, les manifestations et les phases plus aiguës. Par la suite, elle s’efforce de renoncer à tout alcool pendant quelques semaines pour identifier les moments où le réflexe de boire refait surface avec plus d’insistance. Le but : en arriver à adopter une attitude différente face aux déclencheurs. Un véritable travail sur soi qui fait ressurgir des émotions enfouies et bouscule des automatismes. Sur les 60 femmes qui ont suivi le programme, d’une durée de six mois, plus d’une cinquantaine ont repris le dessus. Les autres programmes, groupes de discussion et de soutien, touchent la dépendance aux médicaments et à la cigarette.

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