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Reconnue internationalement, la Maison Michel-Sarrazin de Québec est un centre public de soins palliatifs particulièrement chaleureux et novateur dans sa façon de répondre aux besoins des personnes mourantes atteintes d’un cancer. Dans le calme d’un parc immense qui surplombe le fleuve, on y accueille pendant quelques jours, ou même quelques heures, des malades parvenus à la toute fin de leur vie.

Au sein de l’équipe, le travailleur social Robert Fontaine s’adresse plutôt aux proches des personnes atteintes d’un cancer incurable, qu’elles soient ou non hébergées à la Maison Michel-Sarrazin. Il organise tous les lundis après-midi des rencontres de groupe d’au plus une dizaine de participants autour de thèmes délicats : l’accompagnement de la personne en phase terminale, l’identification des peurs et des souffrances, l’authenticité dans la relation, le respect de l’autre et de soi.

« La maladie grave, on n’a pas à l’accepter, fait-il observer. On doit vivre avec, au jour le jour. » Les gens ont tendance à se dissimuler mutuellement les angoisses, les attentes, les regrets et les colères. « C’est humain, mais c’est une erreur. Il faut, au contraire, tenter de se montrer transparents, miser sur la confiance, chercher les vraies réponses et repérer les ressources d’aide efficaces. » Le travailleur social insiste sur la nécessité pour l’accompagnant de limiter son intervention. « Je dois souvent freiner un conjoint ou une conjointe qui en fait beaucoup trop pour la personne malade et qui, à force de poser les gestes à sa place, s’épuise, tout en la rendant plus invalide qu’elle ne l’est. » Attention aussi au réflexe de rassurer à tout prix : un malade à qui on dit, par exemple, que la mort viendra le chercher en douce durant son sommeil ne veut parfois plus s’endormir…

Robert Fontaine offre aussi des consultations individuelles ou des séances avec les enfants ou petits-enfants de la personne malade. Dans le cadre du groupe de soutien, la session se déroule en trois rencontres hebdomadaires de deux heures. L’admission est gratuite.

Dans le même ordre d’idées, Oscar et la dame en rose, d’Éric-Emmanuel Schmitt, est un roman exquis qui porte sur la nécessité de dire les vraies choses aux enfants sur le point de mourir. Au milieu d’un monde d’adultes consternés et silencieux, Oscar, âgé de 10 ans, est atteint d’un cancer et apprend qu’il n’en a plus que pour quelques jours. Heureusement, il fait la rencontre d’une vieille dame qui répond à ses questions et l’encourage à foncer plutôt que de céder à la mélancolie des autres. Grâce à « Mamie Rose », le garçon expérimente les émotions fortes de toute une vie en 12 petites journées. Au bout de sa course, il a 110 ans ! Parvenu là, Oscar estime qu’il a, somme toute, bien vécu. Il est prêt.

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