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Au Canada, le tiers des adolescentes et le quart des femmes adultes fument. Le cancer du poumon, presque toujours lié au tabac, fait chez elles plus de victimes que le cancer du sein. Mais il n’est jamais trop tard pour arrêter. À peine huit petites heures sans fumer permettent déjà de restaurer une meilleure oxygénation du sang. Après 72 heures, c’est tout le système respiratoire qui s’en porte mieux. Envie d’écraser ? On peut maintenant tenter de le faire grâce à Internet. Le programme Stop-tabac, mis en ligne par l’Institut de médecine sociale et préventive de Genève, propose un dossier bien illustré et convaincant, intitulé Et si c’était mieux sans ? — Les femmes et le tabac. On commence par décoiffer le mythe de la prise de poids catastrophique liée à l’abandon de la cigarette. En moyenne, la fluctuation se situe autour de trois à quatre kilos, ce qui nous ramène au poids normal des non-fumeuses du même âge. La documentation expose ensuite les ravages de la cigarette. Celle-ci augmente, entre autres, les risques de cancer du col de l’utérus, de maladies cardiaques, d’infertilité , d’ostéoporose et d’inconfort marqué à la ménopause. Puis la cybernavigatrice est invité e à remplir un questionnaire pour établir son profil de fumeuse et son degré de motivation à renoncer à la cigarette. L’institut de Genève répond en proposant des stratégies d’action selon la catégorie de fumeuse : données techniques et scientifiques sur les conséquences de la cigarette, tableau de consommation annuelle, exercices de motivation et suggestions de changement dans les habitudes. Autre partenaire trouvé dans Internet, « e-J’arrête » , de Santé Canada, s’adresse aux hommes et aux femmes qui envisagent d’arrêter de fumer, ou encore aux personnes qui ont réussi, mais craignent la rechute. L’aide offerte prend la forme de courriels expédiés quotidiennement pendant un mois pour informer et surtout pour soutenir l’effort. Un peu à la façon d’un coach de sport.

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