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lorsqu’une personne souffre du décès d’un être cher, il arrive souvent que l’entourage se disperse, faute de savoir quoi dire pour la réconforter. « De nos jours, la mort est devenue un tel tabou qu’on exige des gens qu’ils évacuent leur deuil au plus vite et qu’ils en parlent le moins possible ! », s’indigne la psychologue Lucie Vézina. Sa conférence Le deuil… être préparé pour mieux aider s’adresse précisément aux proches de la personne affligée. Elle leur indique des façons d’intervenir dans ces circonstances délicates, avec ce qu’il faut d’attention affectueuse et de doigté.

Il est d’abord question du deuil lui-même. La perte d’un compagnon ou d’une compagne, ou encore le décès d’un enfant, oblige la personne survivante à cheminer pour trouver un sens à la vie qui continue. Pour mieux comprendre ses réactions — son constant besoin d’être écouté ou, au contraire, son passage à vide et son désir de s’isoler — la conférencière décortique les phases de transition. État de choc (négation de la mort), retour sur le passé (sentiment de culpabilité), solitude (tristesse envahissante), reconstruction (peur d’oublier la personne)…

Quand faut-il tenter d’apaiser un peu la souffrance pour inciter la personne à redémarrer en douceur ? Quelle place réserver aux souvenirs ? « Dans une telle dé marche d’aide, il faut se faire confiance, sans donner des réponses toutes faites à celle ou à celui qu’on cherche à soutenir, conseille Lucie Vézina. L’important est de lui faire réaliser, au fil du temps, sa propre capacité à intégrer ce deuil pour le porter en soi, sans effet destructeur. »

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