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Comparativement aux parents français et italiens, les pères et les mères du Québec sont plus permissifs à l’égard de leurs grands enfants. C’est en tout cas ce qu’indique Michel Claes, professeur au Département de psychologie de l’Université de Montréal, dans son étude Pratiques parentales et adaptation psycho-sociale des adolescents : recherche internationale.

En analysant notamment les questionnaires de 908 adolescents vivant à Montréal, Rome et Paris, Michel Claes a constaté que les parents québécois ont moins recours à des mesures punitives que leurs homologues italiens et français lorsque les règles familiales ne sont pas respectées. Plus individualiste, la société québécoise favoriserait l’autonomie des jeunes. « Ici, une mère dont la fille arrive à la maison à sans avertissement va s’asseoir avec elle et tenter de comprendre. En Italie, elle utilisera des modes de sanction plus punitifs, comme la gifle, » dit le chercheur, qui collabore avec des professeurs d’Italie et de France pour les fins de son étude.

Les garçons et les filles du Québec semblent d’ailleurs profiter d’un traitement égalitaire. Dans un article publié en dans le Journal of Adolescence, le professeur mentionne que les parents italiens et français apparaissent, quant à eux, moins tolérants à l’égard de leur adolescente.

Trait commun à l’ensemble des pays : les mères sont plus présentes auprès de leurs enfants. Comme elles contrôlent également les résultats scolaires, ce n’est pas sans créer des conflits avec leur progéniture, note Michel Claes. N’empêche, ces femmes jouent un rôle prépondérant dans la vie affective de leurs jeunes. À ce chapitre, c’est l’Italienne qui demeure la plus affectueuse et la plus communicative. « Mais la Québécoise suit de près », précise le chercheur. Le père italien se démarque lui aussi par son caractère chaleureux et ouvert. Il a avec ses enfants des conversations plus intimes que les autres pères.

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