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Image d'une femme pensante sur une roche.

Aux États-Unis, les anorexiques et les boulimiques qui se présentent à une clinique de traitement ont des symptômes plus sévères qu’il y a 10 ans, selon une étude menée notamment par Suzanne Mazzeo, professeure adjointe au Département de psychologie de la Virginia Commonwealth University.

Cette recherche, menée auprès de 334 patientes traitées entre et dans une même clinique externe, souligne que ces anorexiques ont un indice de masse corporelle inférieur à 15, ce qui signifie un grave problème de malnutrition. Les boulimiques démontrent, quant à elles, plus de problèmes psychologiques qu’auparavant.

D’après les auteurs, l’aggravation de ces cas est attribuable aux changements effectués dans le système de santé américain, qui a limité l’accessibilité aux soins mentaux dans les hôpitaux. Les patientes présentant des troubles auraient ainsi été forcées de se tourner vers les cliniques externes. Faute d’aide, d’autres auraient vu leur état se détériorer.

Selon Howard Steiger, chef de service du programme Troubles de l’alimentation à l’Hôpital Douglas, à Montréal, ces résultats sont plus représentatifs de la situation des anorexiques et des boulimiques américaines que canadiennes. « Une étude a même démontré qu’il y avait une légère amélioration au Canada », indique le professeur de l’Université McGill.

Trends in eating disorder symptomatology in an outpatient clinic?: , Eating Behaviors, .

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