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Être une fille prédisposerait-il à la souffrance psychologique ? Entre 16 et 19 ans, le quart des adolescentes traverseraient un épisode de dépression grave, selon une enquête menée auprès de 1 322 jeunes pendant quatre ans par Nancy Galambos, psychologue à l’Université de l’Alberta, à Edmonton. Chez les garçons, 1 adolescent sur 8 serait aussi victime de dépression à cet âge. Un grand nombre de ces cas ne sont ni diagnostiqués ni traités, ce qui accroît donc largement le risque de récidive.

La détresse à l’adolescence est difficile à repérer. Mais elle semble liée à des facteurs plus « visibles », tels que les difficultés scolaires, la grossesse précoce, l’usage de drogues ou du tabac. La chercheuse a montré que les jeunes qui fument présentent un risque de dépression 40 % plus élevé que les autres, peut-être parce que les adolescents dépressifs sont plus attirés par la cigarette et, une fois dépendants à la nicotine, par ses effets positifs sur l’humeur. Les adolescentes aux prises avec l’anorexie ou la boulimie affichent aussi un risque accru. Nancy Galambos, qui laisse à d’autres le soin d’investiguer plus en détail les causes de la dépression juvénile, compte maintenant étudier le développement des ados handicapés. À suivre.

« Gender differences in and risk factors for depression in adolescence : A 4-year longitudinal study », Nancy L. Galambos et al., International Journal of Behavioral Development, , vol. 28, p. 16-25.

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