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Les femmes qui s’inquiètent de leurs douleurs menstruelles, parce qu’elles ont peur d’avoir mal ou d’avoir un problème grave, auraient beaucoup plus de difficultés à les combattre que celles qui adoptent une attitude plus positive, selon une étude conduite par des chercheurs de l’Université Dalhousie, à Halifax. Trudi Walsh et ses collègues ont étudié la manière dont 93 étudiantes éprouvant des douleurs modérées à sévères (mais non liées à de l’endométriose ou à d’autres problèmes menstruels) évaluaient leur mal et y réagissaient. Les chercheurs ont montré que les jeunes femmes les plus inquiètes ressentaient une souffrance physique et des perturbations psychologiques plus sévères, que leur quotidien en était plus affecté et qu’elles trouvaient les analgésiques ou d’autres méthodes antidouleur moins efficaces.

Plusieurs études portant sur l’effet du catastrophisme dans la gestion de diverses douleurs chroniques avaient déjà montré que cette attitude accroît l’intensité des souffrances ressenties : l’anxiété rend hypersensible à la douleur. Les chercheurs d’Halifax sont les premiers à prouver l’impact du catastrophisme dans le cas des douleurs menstruelles. Ils recommandent que, comme les personnes atteintes d’autres douleurs chroniques, les femmes qui souffrent de leurs règles et qui s’en inquiètent recourent à un soutien psychologique pour les aider à dédramatiser et à mieux gérer leur mal.

« Menstrual Pain Intensity, Coping, and Disability : The Role of Pain Catastrophizing », Trudi M. Walsh et autres, Pain Medicine, vol. 4, no. 4, .

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