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Au canada, les femmes vivent plus longtemps que les hommes, mais elles ne sont pas pour autant en meilleure santé, comme le relate le premier Rapport de surveillance de la santé des femmes. Cette étude volumineuse, conduite sous l’égide de Santé Canada et de l’Institut canadien d’information sur la santé, fait un tour d’horizon complet des maux dont elles souffrent, de l’abus d’alcool au suicide en passant par les maladies cardiovasculaires ou transmises sexuellement.

Certes, les Canadiennes affichent un excellent bilan de santé comparativement aux femmes d’autres pays. Le taux de mortalité lié à la maternité, à 4,4 décès pour 100 000 naissances, est l’un des plus bas au monde. Elles jouissent aussi d’une plus grande espérance de vie que leurs compatriotes masculins (81,4 ans, comparativement à 75,9 ans). Mais cet écart diminue nettement lorsqu’on exclut les décès causés par les maladies liées au tabagisme et à d’autres causes évitables (84,9 ans contre 82,7 ans). Par ailleurs, les femmes sont un peu plus souvent victimes d’incapacités que les hommes : lors de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, réalisée en 2000-2001 par Statistique Canada, 14,7 % des femmes ont déclaré être limitées à l’occasion dans leurs activités, contre 13,1 % des hommes.

Les jeunes femmes, affirme l’étude, courent des risques non négligeables. Leur santé sexuelle est particulièrement préoccupante, puisque 40 % des célibataires âgées de 15 à 17 ans et actives sexuellement affirment ne pas utiliser de moyen de contraception de façon constante. Chez les jeunes de 15 à 29 ans, les femmes représentent à l’heure actuelle 44,5 % des nouveaux cas de séropositivité, comparativement à 14,6 % en 1985. La santé mentale des adolescentes cause également du souci : le taux d’hospitalisation à la suite de tentatives de suicide des filles de 15 à 19 ans est près de trois fois supérieur à celui des garçons du même âge (221 pour 100 000 habitants, contre 85 chez les hommes).

Les aînées font également face à des fardeaux de maladie plus importants que les hommes. Ainsi, 55 % des femmes de plus de 75 ans souffrent d’ostéoporose ou d’arthrite, contre 38 % des hommes. Elles s’exposent à des risques accrus, car elles sont moins nombreuses à faire de l’exercice que leurs homologues masculins (72 % des femmes de plus de 70 ans sont inactives, contre 56 % des hommes du même âge).

Tous âges confondus, précise le rapport, les femmes célibataires et celles vivant en milieu rural risquent davantage de connaître des problèmes de santé que les autres Canadiennes.

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