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Photographie de jambes féminines en l’air.

Elles se pavanent « écourtichées » dans des calendriers, prennent des poses lascives dans des revues olé olé, suivent des cours de striptease, de pole dancing ou de fellation. Des bimbos modèle Pamela Anderson ? Non : vous, moi. Des filles et des femmes éduquées, pas bêtes, majeures et informées.

« J’avais envie de bousculer ma routine, explique Linda, une physiothérapeute de 39 ans qui a suivi les ateliers Striptease et cabaret et Groover avec ton homme, qui figurent parmi la dizaine de cours offerts au studio Joy Toyz de Montréal. Je suis une fille réservée, mais quand j’ai vu l’annonce, je me suis dit : “Allez, j’ose !” J’ai eu raison : c’est décontracté, comique et ça me décomplexe totalement. On suit des cours de tout maintenant, pourquoi pas dans ce domaine ? »

En fondant Joy Toyz, le but visé par Sebastian Yeung était clair. « Certaines de nos élèves sont dans la vingtaine, d’autres sont grands-mères, explique cette fille de 36 ans qui affiche à son CV des études féministes à l’Université Simon Fraser de Vancouver. Nous voulons aider toutes les femmes à entrer davantage en contact avec leur déesse sexuelle intérieure, leur sexual inner goddess. »

Leur pute intérieure, oui ! s’insurgent plusieurs, comme la journaliste et animatrice Geneviève St-Germain qui, il y a quelques mois, signait un cinglant pamphlet dans la revue Châtelaine, intitulé « Le retour de la pitoune ». « Vouloir être belle, séduisante et sexy, c’est normal; je ne suis pas bégueule. Mais aller perdre son temps à se trémousser pour nourrir les fantasmes des hommes, c’est parfaitement ridicule. Tout ce courant pour réveiller la pitoune en nous est pathétique. Mais c’est devenu tellement branché d’être hot ! Osez remettre ça en question et vous passez pour une pauvre radoteuse complètement dépassée. C’est le nouveau tabou. »

Dans une société où le sexe n’est plus à l’index, où Madonna et la très jet-set millionnaire Paris Hilton flirtent avec la porno chic sans faire sourciller personne, où l’actrice Teri Hatcher (Susan dans Beauté désespérées) vient tournoyer autour de son poteau de pole dancing au talk-show d’Oprah, où des universitaires déchaînées agitent frénétiquement leurs atouts dans les très populaires vidéos américaines de la société Girls Gone Wild (qu’on peut voir sur certaines chaînes spécialisées), que cherchons-nous ? À devenir des femmes très évoluées ou des pitounes diplômées ?

À elles la parole…

Qu’en est-il vu de l’intérieur ? Écoutons celles qui ont pris la vague.

Un exercice physique comme un autre. Avec un plus. Voilà ce qui, pour Charlie, fait le charme du cours de pole dancing qu’elle suit actuellement. « Je voulais garder la forme, mais le gym, je déteste ça, raconte cette éducatrice de 32 ans. Le pole dancing m’a séduite : c’est aussi exigeant que les acrobaties du Cirque du Soleil, mais avec un côté “chaud” qui me plaît beaucoup. Je suis à l’aise dans mon corps. Je ne vois rien de sale ou de vulgaire là-dedans. Mais je comprends les préjugés : j’en avais beaucoup moi-même avant de commencer. » Les cours coquins ont la cote un peu partout. New York y compris, bien sûr. « Quand parle-t-on vraiment de sexualité entre nous, les femmes ? À la télé ou au cinéma, on ne voit que des gens magnifiques qui s’éclatent de façon fantastique. La réalité est autre », explique au bout du fil Blaire Allison, 29 ans, diplômée en communications interpersonnelles et psychologie et fondatrice de la prospère entreprise Metro Event Planners, basée dans la Grosse Pomme. « Avec mes cours érotiques, je veux avant tout créer une vraie communauté de femmes, où elles se sentiront libres de poser toutes les questions qu’elles veulent sur le sexe. Et ainsi, elles prendront confiance en elles. »

Parmi la série de cours offerts, celui intitulé Blow job class (fellation), sous la section Naughty Girl (vilaine fille), intrigue, forcément… « Pourquoi pas ? commente Blaire. C’est l’occasion d’apprendre des trucs techniques, oui, mais ça permet aussi à chacune de se comparer. De voir que non, elle n’est pas la seule à aimer ceci et à ne pas aimer cela et que c’est très correct ainsi. C’est l’illustration parfaite de ma philosophie globale, fondée sur trois E : Education, Entertainment (divertissement) et Empowerment (habilitation). »

Martha en est convaincue : suivre des cours de striptease lui a carrément sauvé la vie. « Mon mari m’a laissée tomber récemment, sans préavis, après 17 ans de mariage, explique cette femme de 40 ans, mère de trois enfants. Tout un choc. Je me suis inscrite à ce cours avec une amie pour m’étourdir un peu. Une révélation ! Je me suis sentie désirable à nouveau. Et les commentaires des autres femmes m’ont remonté le moral. Je dois parfois aller en cour pour le divorce et c’est très dur. Mais si j’ai une classe la veille, je me sens “boostée” et d’attaque. J’aurais facilement pu sombrer dans l’alcool ou les antidépresseurs. Ces cours ont été ma bouée de sauvetage. »

Pour Linda comme pour les autres, les hommes ont peu à voir dans leur démarche : elles affirment suivre ces cours d’abord et avant tout pour elles-mêmes. « Oh my God, oui ! lance Charlie comme un cri du cœur. Et ce n’est pas demain la veille que je performerai pour les beaux yeux d’un homme. Il devra le mériter avant ! »

Incarner un fantasme masculin ne serait nullement le but de l’exercice. D’ailleurs… « Quand les hommes apprennent qu’on suit ces cours, ça les allume, oui, mais si on veut leur faire une démonstration, la plupart sont très gênés. Et refusent même », rapporte Linda. Idem du côté de Charlie. « À mon avis, le mélange fille intelligente et danse érotique les déstabilise complètement. »

En fait, « ces cours servent beaucoup plus à stimuler notre imaginaire qu’à agrémenter la réalité », estime Linda.

La question brûle les lèvres : se sentent-elles une certaine sororité avec ces filles qui posent pour des calendriers sexy, celui par exemple des finissantes en Art et technologie des médias du Cégep de Jonquière en 2005 ou cet autre des étudiantes de 3e année de la Faculté d’éducation physique de l’Université de Sherbrooke en 2006 ?

« Non, répond catégoriquement Jennifer Nicoll, fondatrice d’une autre école montréalaise qui se spécialise notamment en danse érotique, DG International Entertainment. Ces calendriers misent d’abord sur l’esthétique du corps. Pas nous. La force de nos cours est justement de faire voler en éclats le stéréotype de la femme parfaite. Des petites, des grandes, des grosses, des belles et des moins belles, nos clientes sont des madames Tout-le-monde. Non seulement elles réalisent qu’elles ne sont pas seules à ne pas correspondre à l’image irréelle de femme dont on nous bombarde, mais elles comprennent aussi que la sensualité n’a rien à voir avec le physique. Ça leur fait un bien fou. »

Dans la même veine, Sebastian Yeung s’étonne que, en 2007, des filles aient encore envie de s’afficher dans la revue Playboy, comme ce fut le cas l’an dernier pour quatre étudiantes de l’Université McGill. « Je ne veux pas juger, mais je trouve ça étrange, vraiment. »

Izabelle Desjardins, 22 ans, n’a aucunement le goût de devenir bunny. Si, en décembre dernier, cette animatrice de MusiquePlus a fait une série de photos pour le magazine québécois pour hommes Summum, c’était pour de tout autres raisons, explique-t-elle. « Les responsables m’avaient déjà approchée à plusieurs reprises auparavant. J’avais toujours décliné l’offre. Cette fois, j’ai dit oui pour marquer une étape. Comme un rite de passage, pour souligner mon entrée dans l’âge adulte. Je voulais un souvenir de moi à cette époque pour plus tard. Mais attention ! Photographe, vêtements, lieux, j’avais le contrôle total de l’opération. Et le dernier mot sur chaque prise de vue. Je suis fière du résultat; ce sont de belles photos, qui auraient facilement pu paraître dans un reportage lingerie de Elle Québec. Et ça ne m’a pas empêchée de retourner à mon look habituel : tuque, coton ouaté et chaussures sport. Il y a une différence entre ces images et moi. Si les hommes ne la perçoivent pas, tant pis. »

Magazines, calendriers, cours sexy, même discours : toutes les femmes interrogées se réclament de la libération féminine, du droit de pouvoir tout explorer. Sebastian Yeung parle d’un nouveau féminisme. « Tout mouvement franchit des étapes de maturité, dit la fondatrice de Joy Toyz, où se donnent aussi des cours sur la fertilité et la contraception. Nous en sommes rendues à étendre notre pouvoir en nous appropriant notre sensualité, notre sexualité. Se fermer à ça, c’est se piéger soi-même. »

Tout le monde n’est pas du même avis. Loin s’en faut.

Émancipation ? Foutaise !

Les femmes se leurrent dangereusement, croient plusieurs. Dans Pornified, un ouvrage paru l’an dernier, la journaliste américaine Pamela Paul déplore que la pornographie ambiante (films, Internet, livres…) soit en train de contaminer toutes les femmes en leur insufflant une vision réductrice et mécanique de leur sexualité. En faisant d’elles des objets sexuels consentants.

Plus besoin des hommes, désormais ce sont les femmes qui, tellement libérées, se transforment en machos finis, dénonce pour sa part avec ironie la journaliste Ariel Levy dans le désormais célèbre Female Chauvinist Pigs : Women and the Rise of Raunch Culture (Machos au féminin : les femmes et l’essor de la culture du sexe). « On se croirait dans un monde de fantasmes imaginé par des adolescents », écrit-elle. « Cette culture du sexe est censée prouver au monde à quel point les femmes ont progressé. Elle montre au contraire tout le chemin qu’il reste encore à parcourir. »

Les cours de striptease et autres véhiculent très souvent une sexualité de performance typique de la pornographie, constate dans le même sens Ginette Plamondon, qui effectue une recherche sur la sexualisation de l’espace public pour le Conseil du statut de la femme. Quel en sera l’impact ? s’inquiète-t-elle. « Beaucoup de sexologues déplorent les effets négatifs d’une consommation intensive de pornographie sur la sexualité des hommes. Les mêmes risques guettent-ils les femmes ? Quand les rapports sexuels sont d’abord placés à l’enseigne de la performance, qu’advient-il de l’intimité, du respect de soi et de l’autre ? »

Que certaines femmes sentent le besoin d’adopter de tels comportements pour se « remonter le moral » et se sentir désirables, voilà qui laisse la chercheuse perplexe. « S’il s’agit d’épanouissement sexuel, comment se fait-il alors que ce soient surtout les femmes qui suivent ces cours pendant que les hommes, eux, semblent s’y intéresser bien peu ? » Être éduquée ne rend malheureusement pas les femmes imperméables aux stéréotypes, tranche en guise d’explication Sylvie Richard-Bessette, chargée de cours au Département de sexologie de l’Université du Québec à Montréal. « Ce n’est pas non plus parce qu’on n’agit pas sous la contrainte ou la menace qu’on agit librement. »

Bien sûr que les filles se sentiront mieux si elles savent se déhancher sensuellement. C’est ce qu’on attend d’elles ! Il est navrant que les femmes aient encore une telle fixation sur leur corps. Navrant mais nullement surprenant, poursuit-elle. « Des pubs de shampoing à Sex and the City, on nous rejoue inlassablement la même cassette. Tu veux plaire ? Sois sexy. Sauf qu’on a raffiné le discours. Maintenant, on nous fait croire que c’est un choix personnel, que nous agissons ainsi pour nous. Même quand on s’inscrit à des cours de striptease. Et ça fonctionne ! C’est la grande illusion à combattre. »

Il y a plus de 30 ans que les groupes de femmes se battent pour offrir le plus grand nombre possible de chances aux filles. Y compris celle de poser pour des calendriers, rappelait de son côté en entrevue au Journal de Québec Ginette Bergevin, coordonnatrice du Regroupement des groupes de femmes de la région de Québec, au moment de la parution du calendrier des finissantes du Cégep de Jonquière. « Mais quand c’est le choix qu’elles font, c’est toujours un peu désolant. »

Marianne Prairie a beau n’avoir que 24 ans et faire partie des délurées Moquettes Coquettes, un groupe d’« animatrices humoristes féministes », elle en a marre de voir la porno flirter avec la culture populaire. Et ras le bol du sexe partout. Les filles court vêtues des calendriers ou des magazines pour hommes, très peu pour elle. « Être à moitié déshabillée et faire des faces de cochonne, franchement ! C’est tellement dégradant ! Si ces filles tiennent à être perçues comme des poupées sexuelles par ceux qui ne les connaissent pas, ben coudonc, c’est leur affaire. Mais elles devraient penser aux conséquences : ces images véhiculent quoi comme message ? »

Les cours de danse érotique, elle n’est pas contre d’emblée, sauf… « Sauf qu’il faut y aller pour les bonnes raisons. Je comparerais ça à une chirurgie plastique. Si tu te fais refaire le nez pour te sentir mieux, d’accord. Mais si c’est pour avoir le look à la mode, ça ne va plus. Bref, le grand problème dans tout ce brouhaha, c’est un manque de réflexion véritable. Individuelle mais aussi collective. Qu’est-ce que je veux, qu’est-ce qu’on veut comme société ? »

Les femmes croient se mettre en scène. Elles ne semblent aucunement réaliser à quel point elles ne font que reproduire un imaginaire entièrement masculin, rappelle la psychologue Louise Cossette, membre de l’Institut de recherches et d’études féministes de l’UQAM, qui travaille sur la psychologie différenciée des sexes. « Combien de femmes dans l’Histoire ont délibérément choisi d’être effeuilleuses ? L’immense majorité l’ont fait par contrainte, par besoin d’argent ou pour plaire aux hommes. Ce qui comptait n’était pas leur propre désir mais le désir masculin. Actuellement, on perpétue ce comportement sans renouvellement aucun. »

Le « modèle féminin » est tellement ancré dans l’inconscient des femmes, dit la psychologue Louise Cossette : si je fais ceci, si je ressemble à cela, les gars vont m’aimer. « Je ne veux pas blâmer les femmes qui adhèrent à ce discours, mais je trouve ça tragique. »

Dramatique, renchérit la journaliste Geneviève St-Germain. Les calendriers coquins la rendent malade, les cours de déhanchements érotiques n’ont aucun crédit non plus à ses yeux. « Les femmes y apprennent à aimer leur corps tel qu’il est ? Bullshit ! Vas-y ma grosse Georgette de 5 pieds 2, frotte-toi sur le poteau, y a rien de mieux pour l’ego ! C’est pitoyable. Si ces femmes lisaient un livre avec du contenu, elles gonfleraient plus intelligemment leur estime d’elles-mêmes. Je ne condamne pas le corps. Je pense simplement que l’esprit et le cœur doivent avoir la préséance sur lui. La pitounerie ambiante me fait sacrer. »

Un complot ? Non. Un backlash, dans la lignée de ce que dénonçait Susan Faludi dans son best-seller du même nom en 1993, croit-elle. « Quand les femmes semblent vouloir prendre un pouvoir réel sur la société, c’est immanquable, la société les ramène à leur rôle d’objet sexuel, plus fort que jamais. Cette fois-ci, elles semblent n’y voir que du feu. »

Mais la société n’est pas seule en faute. Les femmes le sont aussi. « Le stéréotype de la pétasse serait une façon pour les femmes de paraître moins menaçantes pour les hommes et, de facto, de s’excuser de leur réussite », analysait la journaliste Judith Timson dans un article du Maclean’s consacré à la montée de la culture du sexe.

Pire : serait-il possible que notre psyché n’ait pas suivi nos avancées ? s’interroge l’auteure américaine Laura Kipnis dans son récent ouvrage The Female Thing : Dirt, Sex, Envy, Vulnerability. « La question se pose, effectivement, juge Geneviève St-Germain. Au fond, c’est tellement moins épuisant et plus valorisant d’être une belle cocotte sexy que de lutter pour faire valoir ses droits ! Et puis, les femmes ont si peur de se retrouver seules, de ne pas être aimées. Être libre et autonome demande du courage. Si l’hypothèse de The Female Thing s’avère exacte, arrêtons de nous battre pour réclamer une égalité dont la majorité des femmes n’ont que faire, bon Dieu ! »

Ça ne regarde personne

Qui sommes-nous pour juger ? « Qui suis-je comme féministe pour décréter que tel comportement est acceptable et que tel autre est susceptible de faire reculer les femmes ? s’interroge Chantal Maillé, professeure en études féministes et directrice de l’Institut Simone de Beauvoir à l’Université Concordia. L’univers de la sexualité est encore bourré de stéréotypes, j’en conviens. Mais ce n’est pas une raison pour étiqueter tout ce qui nous déplaît comme dégradant et faisant uniquement l’affaire des hommes. À entendre certaines femmes réagir là-dessus, on se croirait revenues 35 ans en arrière. »

« Les cours de striptease et compagnie ? Ils m’apparaissent relever beaucoup du fantasme privé; je ne vois rien là d’antiféministe, enchaîne la chercheuse. Quant aux calendriers dits “osés”, traite-t-on les pompiers de victimes lorsqu’ils font exactement la même chose ? »

S’afficher dans une revue macho comme Summum ? « C’est, disons, banal. Et on a la mémoire bien courte : l’écrivaine et activiste Gloria Steinem a été une Playboy bunny dans sa jeunesse, ce qui ne l’a de toute évidence pas empêchée d’échafauder une analyse féministe. Et même s’il ne s’agissait que d’une façon un peu cynique d’utiliser cette business pour servir ses propres intérêts promotionnels, à la limite, pourquoi pas ? Non, tout cela ne m’inquiète pas. »

À deux conditions, avertit toutefois Chantal Maillé. « Primo, s’interroger lucidement sur les raisons qui nous poussent à faire ceci ou cela. Secondo, se sentir en contrôle de la situation. Le reste ne regarde personne. » D’autant que les temps ont changé. « Hier, dans l’univers du sexe, on trouvait des filles qui n’avaient souvent que la carte de leur corps à jouer. Aujourd’hui, celles qui l’investissent par plaisir ont un diplôme, un travail, une vie ailleurs. Ce nouveau contexte doit être pris en compte. »

Qu’on le veuille ou non, la dichotomie sainte vierge ou putain n’est jamais bien loin, constate la chercheuse. « Que des femmes décident de prendre toutes sortes d’avenues pour se réapproprier à leur manière la sexualité, y compris dans ce qu’elle a de cliché, m’apparaît très positif. Tant mieux ! »

Bizarre d’époque

Nous sommes mêlées, voilà ce que nous sommes, tranche Louise Cossette. « Toute cette culture du sexe en foisonnement le prouve : nous sommes dans une quête. Une recherche où nous commettons énormément de maladresses et de faux pas. Mais qui vaut mieux que le statu quo. Les femmes ont fait des pas de géant socialement, mais si je regarde, autour de moi, le comportement de femmes souvent très scolarisées et très articulées dans leur vie privée, je suis généralement surprise. Dans le domaine des relations amoureuses et de tout ce qui tourne autour de la sexualité, il nous reste énormément de travail à faire pour trouver le bon mode d’emploi. »

C’est une époque très bizarre, observe la psychologue. Une époque de transition. « J’espère au moins que l’actuelle culture du sexe nous aidera à définir une sexualité qui, effectivement, nous ressemblera vraiment, comme femmes. Que sera-t-elle ? Alors là, je n’en ai pas la moindre idée. »

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