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Convaincue qu’elle serait plus utile au Pérou qu’au Québec, l’étudiante en médecine Émilie Haman a œuvré pendant deux mois dans la forêt amazonienne, là où la pauvreté fait loi.

Âge et statut : 23 ans, étudiante en troisième année de médecine à l’Université de Sherbrooke.

Plan de carrière d’origine : Chirurgienne cardiaque.

Projet initial perturbé : Des publicités faisant la promotion des missions de médecins québécois à l’étranger l’incitent à s’envoler pour le Pérou.

Mission accomplie : Durant les étés 2006 et 2007, l’étudiante passe un mois à Iquitos au Pérou. Elle évalue les patients dans une clinique de médecine familiale, travaille avec les chirurgiens d’un hôpital, œuvre à titre bénévole dans une maison de sidéens et enseigne la prévention dans une maison de jeunes.

Le choc d’une femme « libérée » : L’étudiante québécoise constate que les Péruviennes vivent assez librement sur le plan sexuel sans se prévaloir de la contraception pourtant gratuite. Elle rencontre plusieurs adolescentes déjà mères.

Femme en sol patriarcal : Pendant son stage, la jeune Nord-Américaine doit composer avec un médecin péruvien qui l’ignore et transmet ses consignes à son collègue étudiant. Déconcertée, Émilie ressent surtout de la tristesse pour les femmes du pays qui subissent cette situation au quotidien.

Réalité bouleversante : La pauvreté et le manque d’éducation ont souvent des conséquences dramatiques. Par exemple, une jeune femme est arrivée en catastrophe à l’hôpital, son bébé naissant terrassé par une infection. Faute d’argent pour accoucher à l’hôpital, elle avait mis son enfant au monde à la maison. Le jeune papa avait coupé le cordon ombilical, ce qui a provoqué l’infection. Ils ont dû se résigner à se rendre à l’hôpital en constatant l’état du bébé.

Nouvelle vision : Émilie perçoit désormais différemment la relation patient-médecin chez nous : « Malgré les tares du système de santé québécois, nous sommes privilégiés d’y avoir accès. Les Péruviens se plaignent très peu tant ils sont soulagés de voir un médecin lorsque celui-ci se rend à leur chevet. »

Avenir ouvert : À la suite de ces séjours à l’étranger, la future médecin voit son intérêt pour le travail international décuplé. Toutefois, les conditions de vie pénibles la font hésiter à s’engager à long terme, par exemple avec Médecins sans frontières. Mais elle n’exclut pas l’éventualité de se lancer dans la formation de personnel médical à l’étranger.

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1 Réaction

  1. Laurent Sirois

    Bravo Amélie, tu es championne au Québec tu le sera là dans un autre domaine. L. Sirois

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