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La Journée internationale des femmes est un moment propice pour réfléchir à la condition des femmes et pour chercher des solutions visant à l’améliorer. Elle puise ses racines dans diverses manifestations de femmes, dont les luttes ouvrières pour le suffrage universel féminin qui ont eu lieu en Amérique du Nord et en Europe au tout début du 20e siècle. À cette époque, le monde industrialisé subissait de grands changements, notamment sur les plans de la croissance démographique et des idéologies radicales.

La « véritable » origine du , Journée internationale des femmes, serait principalement marquée par deux faits historiques : le Woman’s Day en Amérique et la Journée des femmes en Europe.

Il y a près de 100 ans, le Comité national de la femme du Parti socialiste américain a organisé une manifestation pour le droit de vote des femmes. Elle a eu lieu le dernier dimanche du mois de . Connue sous le nom de Woman’s Day, elle demeurera l’une des activités officielles du Comité et sera célébrée annuellement aux États-Unis jusqu’en .

En , à l’occasion de la deuxième Conférence internationale des femmes socialistes à Copenhague, l’Allemande Clara Zetkin, alors présidente du Secrétariat international des femmes socialistes, suggère l’instauration d’une Journée des femmes. Ce jour spécial serait célébré chaque année pour servir la propagande en vue de l’obtention du droit de vote des femmes. Sa proposition a été approuvée à l’unanimité par les déléguées des 17 pays présents.

L’internationalisation du

À la suite de la résolution de Copenhague, la Journée internationale des femmes est célébrée pour la première fois le en Allemagne, en Autriche, au Danemark et en Suisse, où plus d’un million de femmes et d’hommes participent à des rassemblements.

En et en , les femmes qui vivent en Europe ou en Russie tiennent des rassemblements à la fin du mois de février ou au début du mois de mars pour protester contre la guerre ou pour exprimer leur solidarité envers les autres femmes.

Peu de temps avant la fin du régime tsariste, en , les femmes russes passent outre les instructions des militants bolcheviques et manifestent pour réclamer du pain et le retour de leurs maris partis à la guerre. Cet événement a lieu le dernier dimanche de février selon le calendrier en usage en Russie, ce qui correspond au du calendrier grégorien moderne. En , en guise de commémoration, le président russe Lénine consacre la date du Journée des femmes.

Durant les décennies suivantes, en Europe et dans d’autres régions du monde, la Journée internationale des femmes se tient environ à la même date chaque année. C’est aussi le cas en Amérique du Nord, où elle est cependant soulignée de façon sporadique jusqu’à la fin des années .

Depuis, elle s’est transformée en une activité d’envergure à laquelle le mouvement féministe a largement contribué.

Le au Québec

À la fin des années , l’intérêt pour la Journée internationale des femmes est avivé par le mouvement de libération des femmes qui prend naissance au Québec. Le , le Front de libération des femmes lance officiel­lement une campagne nationale pour l’avortement libre et gratuit. Une marche et un colloque sont alors organisés à Montréal.

Les groupes de femmes, les syndicats et les groupes communautaires concourent également à faire du une manifestation annuelle. Luttes contre la discrimination, revendications sociales et économiques, amélioration des conditions de travail sont des sujets avancés sur la place publique à la faveur de ce moment de réflexion et d’action.

La contribution de l’ONU

En , l’Organisation des Nations Unies adopte une résolution pour inviter chaque pays de la planète à consacrer une journée à la célébration des droits des femmes et de la paix internationale. Le est devenu cette journée de reconnaissance dans de nombreux pays.

Qu'en pensez-vous?

1 Réaction

  1. Jean-Pierre Audet

    Au milieu des années 70, j’enseignais exclusivement à des femmes à la maison. Mes cours portaient sur le développement de l’enfant et de l’adolescent. Je profitai de cette tribune pour leur parler de mes lectures féministes, v.g. Simone de Beauvoir, Germaine Greer, Benoite Groult, etc. La plupart de ces femmes à la maison n’avaient aucune idée du mouvement féministe. J’ai développé un peu plus tard une amitié avec Simonne Monet-Chartrand que j’avais même amenée voir à la Place des Arts une petite pièce de théâtre sur Sartre et Simone. Au décès de Simonne Monet-Chartrand, j’avais échangé avec Michel Chartrand qui vivait alors une peine extrême d’avoir perdu une épouse d’une telle qualité. Je souhaite à toutes les femmes du monde une bonne journée en ce huit mars 2013.
    Jean-Pierre Audet

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