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Photographie de Françoise David.

Engagée, militante et féministe, Françoise David a infatigablement défendu de nombreuses causes, dont la pauvreté, et l’égalité entre les femmes et les hommes. Présidente de la Fédération des femmes du Québec pendant sept ans, c’est elle qui est à l’origine de la marche Du pain et des roses, organisée en 1995. Elle a aussi porté à bout de bras la Marche mondiale des femmes contre la pauvreté et la violence de 2000. En 2004, elle fonde le parti Option citoyenne, qui deviendra le Québec solidaire que l’on connaît aujourd’hui et dont elle sera la co-porte-parole de 2006 à 2017. Nouvellement retraitée, Françoise David n’a rien perdu de sa fougue, de sa clairvoyance et de son intégrité. À preuve, ses réponses à nos questions!

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Trois mots qui décrivent pour vous le féminisme?

Photographie de Françoise David.

Égalité, justice, liberté.


Un geste égalitaire que vous avez posé ou une parole antisexiste que vous avez dite et dont vous êtes fière?

Dans les dernières années, le fait d’avoir dénoncé les supposées offres du gouvernement libéral au secteur public – dans le contexte du renouvellement des conventions collectives du secteur public – comme étant sexistes. Les personnes travaillant dans ce secteur sont majoritairement des femmes. Je suis certaine que le gouvernement, comme d’autres avant lui, n’aurait jamais osé proposer des offres de 0 % d’augmentation durant trois ans et de 1 % durant deux ans si les travailleuses avaient été des travailleurs.



Dans l’actualité, qu’est-ce qui vous fait le plus grincer des dents ces temps-ci en matière d’inégalité femmes-hommes?

Trop de comportements inappropriés, de messages sexistes, de harcèlement et d’agressions sexuelles contre les femmes (majoritairement). Tout cela révélé dans le contexte du mouvement #MoiAussi. La bonne nouvelle : on en parle!



La personne qui, dans votre vie, a le plus influencé votre vision de l’égalité femmes-hommes?

Une écrivaine : Benoîte Groult, et son livre Ainsi soit-elle.



Un moment-clé dans votre vie personnelle, dans votre carrière, où vous avez pris conscience que l’égalité n’était pas réellement atteinte?

Lorsque je me suis retrouvée mère d’un enfant, le père m’ayant quittée quand le petit a eu un an. Bien qu’il ait continué à assumer des responsabilités, j’ai eu, comme de nombreuses femmes, la plus grande part de responsabilités familiales. Et là, j’ai vraiment compris que je faisais partie de cet immense groupe social – les femmes – qui, à travers le monde, vit des inégalités quotidiennes et doit se battre pour l’égalité.

Qu'en pensez-vous?

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