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Photographie de Rima Elkouri.

Chroniqueuse à La Presse depuis 2001, Rima Elkouri profite de cette tribune pour susciter la réflexion sur des questions et des enjeux aussi variés que la récente défaite d’Hillary Clinton ou la culture du viol. Dans son livre Pas envie d’être arabe, on trouve ses meilleurs reportages et chroniques et on se régale de son sens critique tout en nuances. Celle qui scrute judicieusement la société et qui contribue, à sa façon, à faire avancer la collectivité se prête ici à notre jeu des 5 questions. Réponses courtes, inspirées, vraies.


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Trois mots qui décrivent pour vous le féminisme?

Photographie de Rima Elkouri.

Pluralité, égalité, nécessité

Un geste égalitaire que vous avez posé ou une parole antisexiste que vous avez dite et dont vous êtes fière?

Je suis fière de voir que mes garçons ont déjà une conscience féministe. J’aime leur rappeler qu’une société égalitaire n’est pas qu’une meilleure société pour les filles. C’est une meilleure société, point à la ligne. Une société plus juste pour tout le monde, eux inclus. Le fait qu’ils dénoncent parfois d’eux-mêmes certaines manifestations de sexisme ordinaire me réjouit.


Dans l’actualité, qu’est-ce qui vous fait le plus grincer des dents ces temps-ci en matière d’inégalité femmes-hommes?

Cette impression de faire du surplace ou même de reculer sur certains enjeux, comme la parité dans les cercles du pouvoir ou la culture du viol.


La personne qui, dans votre vie, a le plus influencé votre vision de l’égalité femmes-hommes?

Ma mère. Une femme de tête, brillante, inspirante, à mille lieues des clichés que l’on nous sert sur les femmes arabes soumises. Née en Syrie, elle a fait ses études en génie, à l’Université d’Alep, à l’époque où cela ne se faisait pas. Elle ne m’a jamais traitée comme une princesse. Elle m’a appris à me tenir debout.


Le pire ennemi de l’égalité, c’est…

… le mythe voulant qu’elle soit déjà atteinte.


Qu'en pensez-vous?

1 Réaction

  1. marie-ange pongis-khandjian

    Je vous recommande le film « les femmes des ombres » sur les premières femmes noires mathématiciennes qui travaillaient à la Nasa dans les années 60 en plein ségrégationnisme. Terrible et inspirant

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