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Un veston jeans avec des appliqués.

Les Litas : à moto, entre filles, en gang!

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Entrée dans l’univers des communications et de l’édition par la porte de la révision linguistique, elle révise les articles de la Gazette des femmes depuis plus de 10 ans, en plus d'y écrire de temps à autre. On peut aussi la lire dans Elle Québec, quand elle n'est pas trop occupée à corriger des romans.

Si vous conduisez une cylindrée à deux roues, vous avez peut-être entendu parler du réseau The Litas, réservé aux femmes motocyclistes. Dans le cas contraire, ce petit guide vous donnera sûrement envie de vous joindre à la communauté!

Les Litas, c’est… un réseau de femmes motocyclistes fondé par Jessica Haggett en décembre 2014 à Salt Lake City. Actuellement, il y a des sections (branches) dans 77 villes de 13 pays. Pour en fonder une dans sa localité, facile : on n’a qu’à être trois femmes prêtes à organiser un événement mensuel réunissant des « filles de bicycle » et à animer un compte Instagram. Aucun critère de sélection ne restreint l’accès aux membres : qu’on ait 18 ou 68 ans, qu’on conduise une custom, une sportive ou une moto de trail, on peut être une Lita!

Andrée-Anne Côté sur sa moto.
© Vitor Munhoz

« Les gars sont machos, des fois. Certaines filles ne sont pas toujours à l’aise de rouler avec eux et de finir la journée dans un bar de danseuses… »

Andrée-Anne Côté, cofondatrice des Litas Rimouski

Les Litas, ce n’est pas… un club de motardes, ni une structure très organisée, contraignante.

Être membre, ça permet de…rencontrer d’autres femmes qui voient leur moto dans leur soupe et sont accros au sentiment de liberté et de pouvoir qu’engendre la conduite de leur engin. Mais ça permet aussi de faire des balades entre filles! Qu’est-ce que ça change? « Les gars sont machos, des fois. Certaines filles ne sont pas toujours à l’aise de rouler avec eux et de finir la journée dans un bar de danseuses… » explique Andrée-Anne Côté, cofondatrice des Litas Rimouski. À noter que l’organisation d’activités n’est pas réservée aux cofondatrices : chaque membre peut proposer soupers au resto, épluchettes de blé d’Inde, balades de courte ou longue distance, formation sur l’entretien des motos, etc. L’objectif : créer des liens.

Trois femmes en moto.
© The Litas Montréal

Cofondatrices de la branche The Litas à Montréal. De gauche à droite, Brigitte Janvier, Vénus St-Onge, Karine Deschamps.

En bonus… à force de se côtoyer, les Litas développent un fort sentiment de communauté… et de confiance. « À la base, c’est génial pour se faire des amies, affirme Vénus St-Onge, cofondatrice des Litas Montréal. On souhaite mettre en contact des femmes qui ont une passion commune, oui, mais aussi promouvoir les femmes en moto. Car derrière tout ça, il y a une petite philosophie féministe de tirer les femmes vers le haut pour qu’elles fassent leur place dans la communauté de la moto, pour qu’elles aient confiance en elles. En présence d’hommes, certaines craignent d’avoir l’air stupides si elles tombent, ou si un problème mécanique survient. » Les débutantes peuvent notamment profiter des précieux conseils d’une accompagnatrice qui a des milliers de kilomètres derrière le casque, ce qui est toujours apprécié.

Les hommes sont… quand même bienvenus dans 20 % des événements des Litas.

Au Québec, il y a…trois groupes de Litas : Montréal, Laurentides et Rimouski. Celui de la métropole est le plus ancien, avec trois mois au compteur. « Au premier 5 à 7, on était 20. Maintenant, on a 76 membres, dit fièrement Vénus St-Onge. Déjà, de belles amitiés sont nées, notamment lorsque 10 d’entre nous sont allées à Babes Ride Out, une grosse ride dans l’État de New York, à la fin mai. On était toutes des filles qui ne se connaissaient pas, et on a vécu différentes mésaventures : des bris mécaniques, une blessure… Ça tisse des liens! »

Pour devenir membre… c’est tout sauf compliqué. « Il n’y a pas de frais d’adhésion. Au fond, si tu as une moto et que tu es une fille, tu es une Lita! » résume Vénus St-Onge. Elle suggère toutefois aux intéressées de s’inscrire sur la page Facebook du groupe de leur localité, s’il en existe un. Sinon, elles peuvent le fonder, pourquoi pas?

En complément d’info

The Litas Motorcycle Association

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