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Photographie de Marie-Claude Lortie.

Journaliste, chef de cahier, auteure, blogueuse, chroniqueuse, critique gastronomique… On lit – avec intérêt et délice, et depuis plus de 20 ans – les mots de Marie-Claude Lortie dans La Presse. On se souviendra de sa couverture de Polytechnique et du « Printemps érable ». Et on apprécie le regard pertinent (et féministe!) qu’elle pose sur nos réalités quotidiennes.

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Trois mots [rigolos ou sérieux] qui décrivent pour vous le féminisme?

Photographie de Marie-Claude Lortie.

Justice, solidarité et santé mentale (pour moi, le féminisme, c’est une façon de faire bouger le monde pour ne pas virer folle).


L’égalité entre les femmes et les hommes sera atteinte quand…

… les Québécois s’intéresseront autant au hockey féminin qu’au hockey masculin (et même chose pour le soccer dans le reste du monde).


Le geste égalitaire (antisexiste) que vous êtes fière d’avoir posé?

Une chronique dénonçant un joueur de hockey qui se plaignait de « jouer comme une fillette » et qui m’a valu une montagne de lettres d’insultes de fans de hockey. Je suis très fière de ce texte et je le réécrirais demain matin. (Jouer comme une fille, en passant, c’est jouer intelligemment et ça fait gagner plein de médailles.)


Dans l’actualité, qu’est-ce qui vous fait le plus grincer des dents ces temps-ci en matière d’inégalité femmes-hommes?

Je ne me suis pas remise du manque de respect du gouvernement Couillard pour le programme de garderies, une politique sociale qui avait commencé à changer la société québécoise. Le message envoyé aux femmes en particulier et aux jeunes en général est désastreux. Même chose pour la fin de la couverture du programme de fertilité. Les soins de fertilité, les femmes en ont besoin. (Surtout qu’on couvre les vasectomies!)
Absurde.


Un moment-clé dans votre vie personnelle, dans votre carrière, où vous avez pris conscience que l’égalité n’était pas réellement atteinte?

Je me souviens de la fois où mon prof titulaire à Brébeuf en 5e secondaire m’avait annoncé qu’il me mettait dans le cours de maths facile – alors que j’arrivais d’une autre école avec de super notes, à commencer par mes notes en maths – en me disant que mon ancienne école – de filles – n’était pas très bonne en maths et qu’en plus, les filles avaient plus de difficultés en maths de façon générale. Difficile de décrire le sentiment d’injustice et d’humiliation. J’ai eu 100 % dès le premier examen et je me suis tourné les pouces toute l’année.


Bonheur! Marie-Claude Lortie a eu la générosité de nous faire cadeau d’une 6e question et réponse. Une fois n’est pas coutume!

Un métier non traditionnellement associé aux femmes qui vous fait rêver en tant que femme?

Présidente de mon journal; pas vraiment non traditionnel, mais il n’y en a jamais eu.

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