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Le monde de gazette 09-2014

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Dessinateur, illustrateur et auteur de bandes dessinées. Dès 1991, il réalise des mandats pour divers médias, dont des magazines d’ici, des États-Unis et de l'Europe. Illustrateur-éditorialiste pour l'hebdomadaire VOIR-Québec de 1992 à 2004 et pour le journal La Presse de 2001 à 2002, on a pu également voir son travail dans le générique de la série télévisée La Galère (Radio-Canada). À l'occasion du 15e anniversaire des éditions de La Pastèque, il a été l'un des 15 bédéistes participant à l'exposition « La BD s'expose au Musée », présentée au Musée des Beaux-Arts de Montréal (6 novembre 2013 au 30 mars 2014).

Caricature sur les coupe dans le régime d'assurance parentale

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3 Réactions

  1. André Mainguy

    En Amérique du Nord, c’est le Québec qui est l’État la plus avancé dans le droit des femmes. Pour ce qui est de couper dans les congés parentaux, je vous signale qu’en France, ils sont de 3 ans, et que le gouvernement veut ramener le programme à 18 mois, pour la femme et 18 mois pour l’homme, sachant que seules les femmes vont choisir les 18 mois.

    Dans les pays où l’on a installé des système de garderies et ouvert les classes à 4 ans, particulièrement dans les milieux défavorisés, ce sont les femmes et les enfants qui en ont grandement profités, sans compter que société plus saine, cela veut dire un État plus en Santé, si cet État s’éloigne des magouilles.

    Au Québec, en 2014, les femmes dans le gouvernement libéral de Philippe Couillard ont due se placer en retrait, parce que l’on a un gouvernement d’hommes et pas des plus jeunes non plus.

  2. Marie Lachance

    Bonjour Mme Cloutier,
    Merci pour votre commentaire.
    Pour y répondre, nous dirions d’abord qu’il faut s’attendre d’une caricature qu’elle ne fasse pas dans la nuance. Contrairement à un texte journalistique, et par définition, une caricature fait dans le caricatural, se permet d’outrepasser les limites du « raisonnable » pour passer un message.
    Il va sans dire que le terme « p’tite madame » vise à illustrer cette vision péjorative de la femme que paraissent entretenir certains politiques par les temps qui courent.
    Le choix de l’image rétro ainsi que le terme « au fourneau » renvoient, comme vous le soulignez, à cette période de l’après-guerre. Alors que durant la guerre, les femmes accèdent au travail rémunéré (en l’absence des hommes), la fin de celle-ci marque pour les femmes le retour plus qu’encouragé (forcé) à la sphère domestique. Ces références caricaturales avaient donc pour but de soulever le fait que, dans l’éventualité où ces coupes deviendraient effectives, plusieurs femmes se verraient forcées – comme au temps de l’après-guerre (rappelons-nous qu’il s’agit ici de caricaturer) – de cesser de travailler. Ce qui est plutôt inquiétant pour de nombreux parents. Les familles du Québec ne sont en effet pas toutes capables de subvenir à leurs besoins avec un seul salaire. Et les mères n’ont pas toutes envie de cesser de travailler. Vous serez d’accord avec nous : sur ce point, nous devrions toutes avoir le choix.
    Soyez assurée que les mères au foyer ne sont pas prises pour cible ici, d’aucune façon. Nous ne portons aucun jugement sur celles qui font un travail non rémunéré, à la maison. Notre dossier sur le sujet, auquel vous avez collaboré, en fait bien évidemment foi (http://www.gazettedesfemmes.ca/dossier/54/). Il s’agit au contraire de caricaturer les visons de certains politiques qui, elles, nous apparaissent rétrogrades.

    Très cordialement,
    l’équipe de la Gazette des femmes

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