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C’est sa révolte devant le sort réservé aux filles par les talibans afghans qui a conduit la femme d’affaires québécoise Wanda Bedard …

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À propos de l'auteur(e)

Nathalie Bissonnette est diplômée de l'Université Laval et exerce le métier de communicatrice depuis 20 ans, dont près de la moitié au sein du Mouvement Desjardins. Agir à titre de rédactrice en chef de la Gazette des femmes lui permet d’assouvir sa curiosité pour mille et un sujets d’ordre social et de mettre ses compétences au service de la reconnaissance des femmes comme individu à part entière.

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Une ONG québécoise aux premiers rangs

Par Nathalie Bissonnette, 1 novembre 2010

C’est sa révolte devant le sort réservé aux filles par les talibans afghans qui a conduit la femme d’affaires québécoise Wanda Bedard à s’engager comme bénévole à UNICEF Canada, puis à mettre sur pied, en 2006, une ONG exclusivement consacrée à la lutte pour la scolarisation des filles dans le monde. L’organisme 60 millions de filles – pour les 60 millions de filles privées d’école sur le globe – finance un ou deux projets d’envergure par année dans les pays en développement qui ont les plus hauts taux de disparité entre les sexes relativement à la scolarisation. «En 2009, raconte Mme Bedard, nous avons financé le Réseau des filles (Girl Child Network) au Zimbabwe. Cette année, nous avons choisi d’appuyer la seule école secondaire pour filles de la localité d’Atanga, située au nord de l’Ouganda, dans une région dont les infrastructures scolaires ont été complètement dévastées par 21 ans de guerre civile. Nous y finançons la construction d’un puits, d’un incinérateur, de logements pour les enseignants et d’équipements sportifs et récréatifs. »

« La transformation du monde passe par un éveil de la conscience qui vient souvent avec le savoir, la connaissance et l’éducation de base, explique Ariane Émond, la marraine de l’organisme. Mon travail auprès de 60 millions de filles? C’est simple : collecter des fonds pour financer des projets auxquels je crois. C’est le mouvement des femmes qui m’a appris la solidarité et l’entraide. Je crois en cette éthique. »

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