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De l’avis de plusieurs, le vaste chantier de la laïcisation entrepris au Québec dans les années 1960 n’est pas achevé.

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À propos de l'auteur(e)

Nathalie Bissonnette est diplômée de l'Université Laval et exerce le métier de communicatrice depuis 20 ans, dont près de la moitié au sein du Mouvement Desjardins. Agir à titre de rédactrice en chef de la Gazette des femmes lui permet d’assouvir sa curiosité pour mille et un sujets d’ordre social et de mettre ses compétences au service de la reconnaissance des femmes comme individu à part entière.

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Réflexion sur la laïcité

Par Nathalie Bissonnette, 1 janvier 2011

De l’avis de plusieurs, le vaste chantier de la laïcisation entrepris au Québec dans les années 1960 n’est pas achevé. Hypothèse qui tend à se confirmer lorsque l’on observe à quel point la question de la laïcité québécoise alimente les manchettes depuis quelques années. Le clivage qui se creuse entre les deux camps paraît difficile à transcender : d’un côté ont mobilisés les signataires d’un manifeste pour un Québec pluraliste, convaincus des bienfaits de la diversité religieuse et de la nécessité de préserver le droit à la liberté individuelle, plus particulièrement à la liberté de religion; de l’autre sont regroupés Les intellectuels pour la laïcité, persuadés que la neutralité de l’État est essentielle pour établir les règles du mieux-vivre ensemble québécois. En marge de ce fossé idéologique s’ajoute l’égalité des sexes, qui ne doit jamais être bafouée au nom de la liberté de religion, selon le Conseil du statut de la femme. Devant cette situation, une question se pose : devrions-nous constitutionnaliser la laïcité?

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