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Douze ans. C’est le temps qu’il aura fallu pour que l’équité salariale soit réalisée chez le plus gros employeur privé du Québec, …

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À propos de l'auteur(e)

Nathalie Bissonnette est diplômée de l'Université Laval et exerce le métier de communicatrice depuis 20 ans, dont près de la moitié au sein du Mouvement Desjardins. Agir à titre de rédactrice en chef de la Gazette des femmes lui permet d’assouvir sa curiosité pour mille et un sujets d’ordre social et de mettre ses compétences au service de la reconnaissance des femmes comme individu à part entière.

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La longue route du Mouvement Desjardins

Par Nathalie Bissonnette, 1 mars 2011

Douze ans. C’est le temps qu’il aura fallu pour que l’équité salariale soit réalisée chez le plus gros employeur privé du Québec, où plus de 85% des employés sont des femmes. Une première entente est survenue en juin 2010 pour les caisses syndiquées, et une seconde en novembre pour les institutions sans syndicat. Coût du règlement : 85 millions de dollars. Quelque 35000 employées vont en bénéficier. Pour certaines, le paiement rétroactif à 2001 se chiffre à près de 5000$, et l’augmentation de leur salaire tourne autour de 2,5%. « On est contents que le dossier soit réglé », affirme Yvan Paré, directeur du soutien organisationnel et de l’équité salariale chez Desjardins. Selon lui, la complexité de la Loi a ralenti le processus.

Desjardins en est maintenant à régler la question du paiement : l’argent doit être versé d’ici la fin mars. « On travaille comme des fous pour y parvenir », rapporte M. Paré. « Au début, les gens n’y croyaient pas », dit Serge Cadieux, directeur général du SEPB-Québec, un des syndicats impliqués dans les négociations. Il ne mâche pas ses mots lorsqu’il évoque le long chemin pour parvenir à l’équité salariale.

Desjardins, selon lui, a été de mauvaise foi : le syndicat a déposé des centaines de plaintes contre l’employeur à la Commission de l’équité salariale. Le dossier n’est pas complètement bouclé que Desjardins doit déjà songer au maintien de cette équité. « Je ne m’attends pas à ce que ce soit facile », lâche M. Cadieux.

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